Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Travailleurs saisonniers immigrés : les marchands d’hommes font des affaires
Au Maroc, le recrutement de travailleurs saisonniers pour les besoins des grands exploitants agricoles de l’Union européenne prend de l’ampleur. Cette importation de main-d’œuvre est encadrée par des accords d’État à État.
Depuis 2003, une agence publique marocaine, l’Anapec, organise ces recrutements. En janvier 2007, les 240 agents de cette officine ont été chargés de sélectionner des ouvrières, dans les communes rurales les plus pauvres, pour ramasser des fraises en Espagne.
Les responsables ont déclaré au journaliste de Libération : « En moins de deux semaines, ils ont présélectionné plus de 7 000 personnes. Uniquement des femmes, de préférence avec enfants, car les Espagnols l’avaient exigé ainsi. » Ils pensent que de cette manière elles retourneront au Maroc dès la fin de leur contrat. Et ils poursuivent : « Les Espagnols ont été tellement satisfaits de notre travail qu’ils nous ont déjà commandé 10 000 ouvrières pour 2008. »
Ces recrutements ont un coût, mais pas pour les industriels de la fraise. C’est l’Union européenne qui finance, au travers d’un organisme (l’Aeneas) créé en 2004 pour contrôler l’immigration légale et éviter son maintien en Europe.
Bien sûr, l’Italie et la France sont aussi sur les rangs, précisent les responsables marocains : « Nous avons reçu une commande de producteurs d’agrumes et de kiwis de Haute-Corse, 400 hommes, âgés de 35 à 50 ans, pour travailler à la cueillette pendant deux mois, en novembre et décembre. Des hommes mariés, afin d’être sûr qu’ils vont rentrer chez eux après la récolte. » Depuis trente ans les autorités françaises organisent de telles immigrations saisonnières de main-d’œuvre : 17 000 personnes en 2006, dont 6 000 Marocains. C’est une main-d’œuvre surexploitée, qui, si elle revendique, est menacée d’expulsion immédiate et inscrite sur une liste rouge pour des années.
À l’été 2005, 240 Tunisiens travaillant dans les Bouches-du-Rhône ont néanmoins lutté pour leurs salaires. En 2006, ce sont cent travailleurs polonais qui ont dénoncé, dans le sud de l’Italie, leurs conditions d’exploitation inhumaines. Et cet été, combien de ces saisonniers encore ont lutté, mais sans que personne le sache et sans que les médias s’en fassent l’écho ?
http://www.lutte-ouvriere-journal.o...
De : Louis BASTILLE
jeudi 6 septembre 2007
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Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Régis TRILLES le mardi 4 septembre 2007, 21:48 - Actualité - Luttes - Lien permanent
Le chef de l'Etat appuie là où l'école a le plus mal. Et propose pour remède de troquer les principes qui ont jalonné la progression de l'école républicaine contre d'autres, jugés plus réalistes.
Exemple le plus parlant : celui de la carte scolaire.
Elle « sert d'alibi à une politique de mixité sociale qui ne se donne plus les moyens de réussir et dont l'échec le plus visible est la constitution de véritables ghettos scolaires » assène Nicolas Sarkozy. Assoupli dès cette rentrée, ce système de sectorisation en fonction du lieu d’habitation devra avoir disparu d'ici à 2010, ordonne le chef de L'État.
Ce n'est pas son unique marotte de rentrée. Socle commun de connaissance recentré sur les enseignements fondamentaux, réintroduction de paliers d'orientation avant la fin du collège et valorisation des élèves méritants. La poursuite de la loi d’orientation sur l’Education (dite loi Fillon),votée en 2005, reste d'actualité, de même que celle de la réforme des ZEP, engagée en 2006. .
Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit donc d'en venir à une école plus pragmatique, plus économique, adaptée aux besoins du monde professionnel et performante au regard des classements internationaux. Une école construite selon une logique « adaptative », quand le parcours de chaque élève sera envisagé à l'aune de ses «talents » initiaux.
Logique qui voudrait aussi que les établissements scolaires du second degré se spécialisent peu à peu autour de compétences pédagogiques spécifiques: le sport, pour les uns, l’enseignement artistique pour d'autres, l'orientation vers les voies professionnelles, enfin, pour ceux installés en zones Prioritaires
La rupture est donc bien en marche, quoique ne datant pas tout à fait de cette année: Le temps où les objectifs collectifs visaient, du moins par le discours, à l'acquisition d'une culture commune la plus élevée" possible est révolu.
Il fait place à un principe que la droite qualifie de réalité : tout le monde n’est pas fait pour l’école.
Dès lors, il ne s’agit plus de mettre en place des outils pour permettre la poursuite d’études pour le plus grand nombre d’élèves, mais de garantir des voies de sortie « honorables » pour ceux qui n’auront pas poussé au-delà du collège.
Ce n’est, de fait, pas la même visée que de chercher à solutionner l’échec scolaire. On peut y voir le renoncement d’une ambition mal assumée, au profit de la résolution plus pragmatique de garantir à tous une qualification minimale.
On peut y lire,aussi, la volonté de mettre l’école au service d’un tri socio-économique.
Ainsi, le centre d’analyse stratégique du gouvernement, ex-commissariat au plan, espérait-il l’an dernier une hausse des emplois à faible qualification d’ici à 2015. Les emplois d’aide à domicile, par exemple, (+ 28 %) ou de manutention (+ 22%).
Plaidant contre « l’inflation scolaire », le même centre n’en programmait pas moins, toujours pour 2015, 120000 sorties du système scolaire sans diplôme, soit presque autant qu’à l’heure actuelle.
Où l’on se prend à douter de la sincérité des objectifs affichés.
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 5 septembre 2007, 00:27 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent
* Education
* Jeunesse
* Répression
Une école du Rhône a mis en place un permis à points qui sanctionne les enfants jugés turbulents. Son crédit épuisé, l'élève est privé de cantine. La mesure disciplinaire n'est pas nouvelle mais suscite à chaque fois de nombreuses réactions.
Saint-Cyr-au-Mont-d'Or est une jolie bourgade huppée située au nord-ouest de Lyon. A 15 kilomètres précisément. Elle compte quelques 5.500 habitants, deux écoles et offre, paraît-il un beau cadre de vie. Le 27 août, c'était jour de rentrée pour les primaires scolarisés à Champlong, l'un des deux établissements. Et comme après chaque rentrée des classes dans les écoles de France et de Navarre, les parents se sont vu remettre toute une série de documents à remplir pour le lendemain : la sacro-sainte liste de fournitures, les fiches d'urgences, les allergies à signaler... Et un tout nouveau document : le permis à point cantine appelé "Règles de discipline". Ou comment une feuille A4 créé une mini zizanie dans un quartier chic.
Son principe : chaque enfant totalise six points qu'il risque de perdre pour X raisons, 15 motifs détaillés dans le document. Par exemple, "ne pas marcher en rang" coûte à l'élève rebelle un point en moins ; il en perd trois s'il "jette de la nourriture à la cantine", etc. Son capital épuisé après tant de méfaits, il est exclu quelques jours voire une semaine de la cantine.
"Un passage en force"
Quand Bruno Remont, le maire UMP de la petite commune justifie l'instauration de ce permis à point spécial cantine, il évoque des "débordements l'an dernier avec des enfants qui ont jeté de la nourriture à la cantine". Là où certains évoquent simplement quatre "dames cantines" débordées par une cohorte de "gamins se comportant comme des gamins".
"Le réfectoire est un petit bâtiment mal insonorisé situé en face de l'école. A chaque service, quatre surveillantes doivent s'occuper de 80 enfants", explique Irène Biseau, présidente de la PEEP locale (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public).
"Ils ne sont pas plus turbulents qu'ailleurs, précise-t-elle mi-figue, mi-raisin. Et personne ne peut être contre des sanctions à l'égard d'élèves parfois dissipés. Mais de là à instaurer un permis à points, il ne faut pas exagérer ! Ou alors, on a vraiment de l'énergie à dépenser pour pas grand chose !"
Au-delà des moyens répressifs qu'elle juge disproportionnés, la PEEP locale dénonce le passage en force opéré, selon elle, par le maire. "Ces problèmes à la cantine ont été évoqués en mars 2007 lors du conseil d'école, raconte ainsi Irène Biseau. Le maire a pris note. Les parents lui ont fait des propositions pour améliorer la situation : ainsi renforcer l'insonorisation des lieux, renforcer les équipes de dames cantines... Et après plus rien et ce document fourni à la rentrée, sans aucune concertation".
"Ces permis à points cantine ne sont pas légaux"
Un "passage en force", c'est peut être là que le bât risque de blesser. Saint-Cyr-au-Mont-d'Or n'est pas la première commune à avoir instauré un tel permis. Dans le Finistère, par exemple, trois écoles de trois villes différentes l'avaient mis en place avant devoir faire marche arrière après des recours déposés par la FCPE, la fédération des conseils des parents d'élèves des écoles laïques.
"Le seul permis à point autorisé en France, c'est celui concernant la conduite, réservée à des adultes qui ont achevé une formation", explique ainsi Thierry Chancerelle, administrateur national de l'organisme, qui a déjà fait sauter les trois documents similaires des écoles bretonnes. Ces permis à points cantine ne sont pas légaux car ils ne respectent pas trois principes fondamentaux du droit français : celui qui stipule qu'une sanction ne peut pas être systématique ; un autre qui veut que la sanction soit individuelle. Et enfin, l'autre qui précise qu'il faut avoir la possibilité de contester les faits", énumère Thierry Chancerelle. Surtout, dans le cas de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, le texte n'est pas passé en conseil municipal et aucun extrait de délibération n'a été envoyé au préfet pour qu'il puisse exercer son contrôle de légalité." Pour lui, un tel permis est avant tout un aveu d'échec pédagogique.
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
mercredi 5 septembre 2007 (14h27) :
Procès du site "Bellaciao.org" : conférence de presse à Saint-Nazaire, le mardi 11 septembre 2007 à 11h
5 commentaires
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Roberto FERRARIO, animateur du collectif Bellaciao, est convoqué le 11 septembre 2007 à 14h devant le Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire, 77 rue Albert de Mun, à la suite d’une plainte pour diffamation de la direction des Chantiers navals de l’Atlantique.
Le site internet de ce collectif avait relayé un communiqué de presse de l’USM-CGT qui dénonçait les conditions de travail de salariés polonais en grève.
La mise en examen de Roberto FERRARIO pour propos diffamatoires met en lumière une volonté de la direction des Chantiers Navals de mettre à sa botte les médias qui osent relayer une déclaration de la CGT.
Ceci constitue une atteinte à la liberté constitutionnelle d’information et d’expression et une tentative de criminalisation de l’action syndicale et du journalisme critique et indépendant.
A cet effet, l’Union Départementale CGT de Loire-Atlantique, l’Union Locale CGT de SAINT-NAZAIRE, l’Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT du site naval et le Syndicat National des Journalistes CGT
vous invitent à la
conférence de presse
mardi 11 septembre 2007
à 11 heures
à l’Union Locale CGT de Saint-Nazaire,
Quai Demange
(à proximité de la Base Sous-marine et du sous-marin ESPADON)
Word - 237 ko
Procès Bella ciao conf presse
De : Saint-Nazaire
mercredi 5 septembre 2007
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Régis TRILLES le mercredi 5 septembre 2007, 18:19 - Economie - Lien permanent
* factures
* gaz
* groupes
* opérateurs
L'Allemagne, qui a plusieurs longueurs d'avance sur notre pays en termes de libéralisation du secteur de l'énergie, dispose de quatre grands opérateurs privés qui se répartissent plus de 80 % du marché.
Une configuration qui, en toute bonne logique, en fait une sorte de modèle pour des autorités françaises dont le souci affiché est à la fois de créer des groupes d'envergure mondiale et de les faire entrer en concurrencé en espérant que cela conduira à une baisse des prix de l'électricité et du gaz.
C'est tout l'inverse pourtant qu'enseigne l'exemple allemand: les quatre mastodontes du secteur {RWE, EON, ENBW et Vatenfall) ont passé, en effet, entre eux des accords de « non-agression » tarifaire ou géographique.
Du coup, les factures allemandes d'électricité sont parmi les plus élevées d'Europe.
Pour un couple avec un enfant. la douloureuse avait ainsi déjà augmenté d'environ 26 % entre 2002 et début 2007 ont calculé des associations de consommateurs.
Et la hausse des prix n'est pas terminée car Berlin a décidé au 1er juillet dernier d'abandonner les dernières réglementations tarifaires pratiquées par les Lander.
Résultat: de nouvelles hausses - jusqu'à 34% dans certaines régions - agrémentent les factures reçues depuis cet été par les particuliers. .
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Lettre de fabien THIEME (Vice président du Conseil Général du Nord) au président de la république
Par PCF Dunkerque-Est le mercredi 5 septembre 2007, 20:16 - Lien permanent
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Monsieur le Président de la République,
La question de la prise en charge de la dépendance est, au regard des données démographiques et des enjeux qu’elle recouvre, un défi majeur pour notre société.
En effet, actuellement de 1,2 million, le nombre de personnes de plus de 80 ans va doubler d’ici dix ans, quadrupler d’ici à 2050 pour atteindre 4,2 millions.
Ces chiffres attestent de l’impérieuse nécessité de réformer le système de prise en charge, d’autant que ce dernier est déjà à bout de souffle.
Alors que les pays européens qui nous entourent déploient des moyens conséquents en direction des aînés, la France affiche un retard indigne.
C’est ainsi qu’en France on ne compte que 4 à 5 salariés pour 10 résidants alors qu’en Allemagne et aux Pays-Bas il est de 8 à 10 salariés pour 10 résidants et de 10 à 12 en Suède.
Dans le même temps, les familles participent pour beaucoup au fonctionnement des établissements puisqu’elles supportent 60% du coût de fonctionnement.
Ce constat est d’ailleurs partagé par Pascal CHAMPVERT, Président de l’Association des directeurs de maison de retraite (ADEHPA).
Celui-ci considère que les plans mis en œuvre par les gouvernements Raffarin et De Villepin « ne font qu’organiser la pénurie » alors qu’il « faudrait doubler le nombre de professionnels dans les EHPAD » ainsi qu’un effort conséquent de formation, de promotion professionnelle et d’amélioration des conditions de travail.
C’est ainsi qu’il se prononce, afin d’alléger la charge financière pesant sur les résidants, pour la création d’un risque financé par la solidarité nationale qui ouvrirait pour les personnes fragilisées « un droit à compensation du handicap », ce qui serait selon lui le seul moyen de garantir un libre choix entre maintien à domicile et vie en établissement.
Si la question se pose au niveau national, elle se pose d’autant plus au niveau départemental compte tenu de l’insuffisance des moyens donnés par l’Etat pour compenser les transferts de compétences, de surcroit lorsqu’il s’agit du Département du Nord qui, comme chacun le sait, accumule de nombreux clignotants rouges tant au niveau sanitaire que social.
Aujourd’hui, 422 places sont toujours en attente de création faute de crédits d’Etat, pénalisant ainsi les nordistes, qui ont pourtant tant contribué à l’essor de notre pays, en les obligeant soit à un vrai parcours du combattant lorsqu’il s’agit de trouver une place ou alors à s’exiler en Belgique.
En matière d’Allocation Personnalisée à l’autonomie, prestation qui permet pourtant d’aider les personnes âgées en perte d’autonomie à réaliser les actes essentiels de la vie courante, la part restant à la charge du Département s’élève à 133 millions d’euros.
Pour ce qui est des Centres Locaux d’Information et de Coordination, chargés d’assurer un service public de proximité, le montant de la dotation de l’Etat n’a permis que le financement, en 2005, de 11 CLICS sur 14, 3 restant ainsi à la charge du Département.
Tout cela alors que, compte tenu de sa situation économique, sociale et sanitaire, ce Département mériterait un traitement positivement inégalitaire.
Monsieur le Président, au regard des données démographiques, on ne peut qu’être inquiet et ce n’est pas l’annonce de la création de 773 places supplémentaires dans le Nord faite récemment par la Secrétaire d’Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargée de la Solidarité dans la Voix du Nord qui va changer la situation.
En effet, sous couvert de nous annoncer des places supplémentaires, Madame la Secrétaire d’Etat, ne fait que reprendre celles déjà prévues dans le Programme Interdépartemental d’Accompagnement de la perte d’autonomie (PRIAC) pour la période 2008-2011.
De même que votre déclaration visant à mettre en place une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance ne peut suffire à convaincre tant les questions de son financement sont floues.
C’est pourtant ce financement qui permettra une vraie prise en charge de nos aînés, une prise en charge à laquelle chacun, par la solidarité, participe et qui garantisse sur l’ensemble de notre territoire une égalité de traitement et des conditions d’accès à l’hébergement facilitées.
Car si le manque de places est un problème, les difficultés financières que rencontrent les personnes âgées et les familles pour être hébergées ou venir en aide financièrement à un parent qui doit l’être en sont également un, de surcroît dans le Département du Nord au fort taux de chômage et aux faibles retraites.
C’est pour cela que je considère qu’il nous faut la création d’un nouveau service public en charge de l’aide aux personnes dépendantes dans le cadre de l’assurance maladie ainsi qu’une réforme des cotisations sociales, la fin des exonérations de charges patronales, la création d’une assiette supplémentaire sur les profits financiers et simultanément, la suppression progressive de la CSG.
Sans une telle réforme nationale, le Département du Nord risque d’être confronté non pas à un défi mais à un désastre sanitaire.
C’est pourquoi, j’ai l’honneur de vous demander d’une part si vous entendez appliquer au Département du Nord un traitement positivement inégalitaire et d’autre part votre sentiment sur la question du financement de la prise en charge de la dépendance.
Persuadé de l’intérêt que vous porterez à cette requête et dans l’attente de connaître les suites données,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de ma haute considération.
Fabien THIĖMĖ Vice-Président
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Jean Eau le mercredi 5 septembre 2007, 20:59 - Economie - Lien permanent
Économie . Le secrétaire d’État Éric Besson s’apprête à remettre au premier ministre son rapport sur un projet très controversé, jusqu’au sein de la majorité. Décryptage des dangers.
Le projet de TVA « sociale » n’est pas abandonné, ont averti à plusieurs reprises ces dernières semaines des responsables de la majorité. Le secrétaire d’État Éric Besson, chargé de la Prospective économique, doit remettre dans les tout prochains jours au premier ministre un rapport sur la faisabilité de cette réforme. Un black-out total a été imposé jusqu’à présent sur ce document. Le sujet est considéré en haut lieu comme ultra sensible : n’a-t-il pas coûté la défaite de quelques dizaines de candidats UMP aux législatives de juin ? Les hésitations, les craintes, les oppositions s’expriment de plus en plus haut et fort, jusqu’au sein même du camp sarkozyste. Hier, dans une tribune publiée par le Monde, Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, montait à son tour au créneau en qualifiant la TVA « sociale » de « mauvaise solution ». « Le gouvernement se trompe », assène-t-il, en reprenant (voir encadré), largement, la critique déjà faite à gauche et par de nombreux économistes. En quoi consiste véritablement ce projet ?
TVA « sociale » : quèsaco ?
Le principe est simple : il s’agit de réduire les cotisations sociales versées par les employeurs et d’augmenter à due concurrence la TVA, taxe sur la consommation payée par les particuliers, afin de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. D’où l’appellation TVA « sociale ». Sont concernées les cotisations maladie et famille, dont la suppression totale est visée. La TVA, parallèlement, augmenterait de 5 points. Le taux normal, auquel est assujetti l’essentiel des ventes de marchandises et de services en France, passerait donc de 19,6 % à 24,6 % ; le taux réduit, appliqué aux produits alimentaires, biens culturels, de 5,5 % à 10,5 % ; et le taux dit super réduit, appliqué aux médicaments remboursables et à la presse, de 2,1 % à 7,1 %.
Quels sont les buts affichés ?
Officiellement, il s’agit d’améliorer la compétitivité des produits français, de lutter contre les délocalisations. Le scénario serait le suivant. Les cotisations patronales sont réduites, entraînant une baisse du prix de revient des produits made in France. Ce qui permet aux entreprises d’encaisser la hausse concomitante de la TVA sans augmenter leurs prix de vente. À l’inverse, les produits importés subissent plein pot les 5 points de TVA en sus. Les produits français sont donc avantagés sur le marché intérieur. Et, la TVA ne s’appliquant pas à l’export, les entreprises gagneraient là aussi en compétitivité, en profitant de la baisse de leurs coûts de production. Au total, la tentation de délocaliser diminuerait, l’emploi serait favorisé et, cerise sur le gâteau, on ferait participer « le travail fait à l’étranger » au financement de notre protection sociale. Voilà pour la fiction.
Risque numéro 1 : la hausse des prix
Tous les économistes qui se sont exprimés sur le sujet l’affirment, et Pierre Méhaignerie le reprend sans hésiter à son compte : il est illusoire de « croire » que la TVA « sociale » « sera sans impact sur les prix à la consommation ». Une certitude : les prix des produits importés augmenteront du montant de la hausse de la TVA (5 %), et les consommateurs pourront d’autant moins esquiver que nombre de ces marchandises (téléviseurs, appareils photo, ordinateurs) ne font pas l’objet de production française. Quant aux produits faits en France, pour qu’ils n’augmentent pas à la suite de la hausse de la TVA, il faudrait que les entreprises répercutent intégralement les baisses de cotisations dont elles bénéficieront. Or, « tout porte à penser que les sociétés ne profiteraient pas de la réduction des charges pour baisser leurs prix et gagner des parts de marché : elles préféreraient l’utiliser pour remonter leurs marges », analyse l’économiste Patrick Artus, de la banque Natixis, à l’unisson avec nombre de ses confrères. L’expérience, au demeurant, est parlante : pratiquées de longue date, les exonérations de charge ne se sont traduites jusqu’à présent ni par des baisses de prix ni par un recul sensible du chômage de masse. Foin de détour : lancer la TVA « sociale », c’est donc préparer une baisse du pouvoir d’achat, avec son corollaire économique prévisible, une consommation en baisse, alors que celle-ci demeure le principal moteur de la croissance.
Qui paiera la facture ?
La TVA, c’est l’impôt le plus injuste. Elle pèse du même poids sur tous les consommateurs quel que soit leur revenu, sur les amis hyper fortunés de M. Sarkozy qui lui offrent des vacances de milliardaire, comme sur vos amis smicards. La TVA avale 8 % du revenu d’un smicard en moyenne, mais seulement 4 % du revenu des 10 % de Français les plus riches… Une inégalité et une injustice qui croîtraient mécaniquement avec l’instauration de la TVA « sociale ».
arme illusoire contre les délocalisations
Mettre en oeuvre la TVA « sociale » revient à pratiquer une forme de dévaluation déguisée, une sorte de dumping pour favoriser nos productions par un avantage prix. Mais les gains en croissance et en emploi que l’on peut en espérer sont, au mieux, limités et provisoires. En effet, l’avantage de compétitivité par les prix serait dérisoire vis-à-vis des productions des pays dits émergents, comme l’Inde ou la Chine, sans commune mesure en tout cas avec les écarts de coûts, qui peuvent aller de 1 à 20, voire de 1 à 30. Quant à l’avantage espéré vis-à-vis des pays de la zone euro, il serait de courte durée et disparaîtrait dès lors que ces pays imiteraient la France en usant de la même arme pour doper leur compétitivité. Le recours à la TVA « sociale » donnerait ainsi le signal d’une guerre économique en Europe, meurtrière, au final, pour les consommateurs et les salariés. « Certes, l’Allemagne l’a déjà fait, note Patrick Artus. Mais est-ce une raison pour la suivre dans cette impasse ? »
Yves Housson
Posté le 05.09.2007 par rassemblerlagauche
Fusion de Suez et Gaz de France: une déclaration d'Alain Bocquet Député du Nord
Par PCF Dunkerque-Est le mercredi 5 septembre 2007, 20:06 - Lien permanent
551_1_.jpg Le 15 juin 2004 à la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre d'Etat, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie déclarait au nom du gouvernement : « (...) je l'affirme parce que c'est un engagement du Gouvernement : EDF et Gaz de France ne seront pas privatisées. »… Il s'appelait Nicolas SARKOZY !
Aujourd'hui la privatisation de Gaz de France fusionné avec Suez au seul bénéfice des actionnaires du groupe privé franco-belge signe un mensonge d'Etat.
Le hold-up exécuté au détriment des Français et du pays est d'autant plus scandaleux qu'il n'accompagne ainsi que le soulignent notamment les organisations syndicales, aucune perspective économique et industrielle, aucun projet social d'entreprise.
L'opération qui menace de se traduire par l'envol des prix et tarifs appliqués aux usagers, est dénoncée par les associations de consommateurs.
Beaucoup s'interrogent enfin sur les conséquences qui en résulteront sur le plan de la sécurité de fonctionnement des installations, sur le plan de l'indépendance énergétique de la France et sur le plan de l'environnement, dès lors que le critère de la rentabilité et du profit va s'imposer et constituer l'élément déterminant des choix de gestion.
Au-delà des fanfaronnades et des déclarations de Matamore, le Président de la République brade en fait l'intérêt et le patrimoine de la Nation en cédant servilement au diktat des dividendes. Mais il n'y a pas de fatalité à ce recul.
D'autres solutions sources de développement et d'efficacité industrielle et sociale existent, à l'exemple d'une fusion d'EDF et Gaz de France pour la création d'un vrai pôle public de l'énergie, cyniquement rejetée par le gouvernement et sa majorité.
Les personnels des entreprises concernées et nos concitoyens le savent. C'est pourquoi l'heure n'est pas à la résignation mais au rassemblement de tous ceux qui veulent réaffirmer dans la situation présente, le refus national de cette fuite en avant dans la privatisation, le bradage des atouts du pays, et l'exigence de décisions porteuses d'essor économique et de progrès social.
Les député-e-s communistes et républicains sont plus que jamais engagés dans ces mobilisations et au cœur de ce combat.
Posté le 05.09.2007 par rassemblerlagauche
Par gerald briant le mercredi 5 septembre 2007, 10:23 - humeur - Lien permanent
* sarkozy
Le locataire du palais de l’Élysée vient manifestement d’obtenir un tout nouveau diplôme de science de l’éducation et il tient à le faire savoir. Les enseignants vont recevoir ces prochains jours les 32 pages de sa lettre aux éducateurs à l’occasion de la rentrée scolaire.
Entre deux poncifs inoubliables sur l’éducation tels : il faut être « curieux de ce qui beau, de ce qui est grand » ou « nous sommes tous des éducateurs » le président de la République livre sa vision de l’école passée et à venir. Elle fait froid dans le dos. L’école serait « passive », « mécanique ». Il condamne « la place excessive donnée à la doctrine, la théorie devant lesquelles beaucoup d’intelligence se rebutent et se ferment », qu’il oppose à « l’observation, l’expérimentation »…
Fidèle à ses théories eugénistes, qu’il avait eu l’occasion de défendre dans la campagne électorale particulièrement sur le gène de la pédophilie et du suicide, Nicolas Sarkozy défend l’idée que chaque enfant possède à la naissance un capital d’intelligence qu’il faut faire fructifier. A chacun de saisir sa chance et tant pis pour lui s’il échoue ! Façon classique pour le libéralisme de se dédouaner des véritables racines que sont les déterminisme sociaux. Pour rappel, un enfant d’ouvrier à 7 fois moins de chance d’accéder à l’université qu’un enfant de cadre. Mais cette réalité le président ne veut pas la voir. Pour lui, c’est haro sur la pédagogie et les pédagogues.
Ces propos de café du commerce qui vivent à promouvoir son libéralisme au mérite n’ont qu’un but : faire avaliser sa politique réactionnaire et anti-sociale que sont par exemple deux mesures qu’il préconise dans cette longue lettre : le retrait des allocations pour cause d’absentéisme et la sélection à l’entrée en 6°. Façon plutôt radicale de régler le problème de la sélection à l’entrée de l’université.
Posté le 05.09.2007 par rassemblerlagauche
GDF : Messieurs les actionnaires sont servis
Par Régis TRILLES le mercredi 5 septembre 2007, 18:00 - Lien permanent
* GDF privatisation actionnaires
C'est en grande pompe, hier, devenant PDG du nouveau groupe dénommé GDF-Suez et le second vice-président et directeur général délégué. Tous deux ont souligné à plusieurs reprises l’implication personnelle de Nicolas Sarkozy dans le dossier, de son poste de ministre de l'Économie au lancement du projet à celui de Président de la République aujourd’hui.
Et le nouveau tandem dirigeant d'insister sur1a vision industrielle» du chef de l'Etat.
L'Etat français, jusqu'ici majoritaire dans GDF, dont la participation chutera à 35 % dans le capital du groupe européen à dominante Franco-belge, conservant seulement une minorité de blocage.
La parité établie est de 0,9545 action Gaz de France pour une action SUEZ, soit 21 actions GDF pour 22 actions Suez. Le collège d’actionnaires du nouvel ensemble sera composé se 55 % d’anciens de Suez
et de 45 % d’anciens de GDF.
Gerard Mestrallet et Jean-François Cirelli l'ont garanti : cette fusion d’égaux et amicale n’ aura aucune répercussion sur les tarifs, ni sur l'emploi. Dans un premier temps peut-être, mais jusqu' à quand ? Puisque la préoccupation première du nouveau géant de l'énergie semble davantage les actionnaires que les clients et les salariés, mot qui n’a pas été prononcé pendant la présentation de l’opération.
En revanche, des « Perspectives de rémunération attractives pour les actionnaires » ne seront pas oubliées.
À l'évocation d'un probable blocage syndical, le président de GDF a prévenu:«Je ne vois pas ce qui permettrait aujourd’hui d'interrompre ce projet »
Quant au pôle Environnement de Suez, co-leader mondial dans les secteurs de l’eau et de la propreté, il restera une filiale du nouveau groupe et sera introduite en Bourse dès la fusion effective, autrement dit courant 2008.
65 % de son capital initial sera distribué aux actionnaires de Suez, le groupe maintenant sa participation dans le pôle à 35 %.