Posté le 08.09.2007 par rassemblerlagauche
Reprocher au maire d’Aubervilliers (Pascal Beaudet) de ne pas communiquer sur le sujet, c’est un peu comme reprocher aux communistes de ne pas passer à la télé !!! En l’occurence, M. Beaudet a communiqué sur le sujet et je vous mets à la fin de mon message le communiqué envoyé à la presse.
En gros, il faut savoir que la liste d’attente des demandeurs de logement à Aubervilliers comprend 3800 personnes. 20 logements occupés illégalement, ça fait 20 personnes dans la file d’attente qu’on fait poireauter (certains y sont inscrits depuis des années). Il fallait donc libérer ces logements car si on ne le faisait pas, les demandeurs réguliers n’auraient pas compris. Squatter les maisons des bourges à Neuilly, je veux bien mais les logements sociaux d’Aubervilliers, ça le fait pas, comme dirait l’autre. J’aurais été maire, j’aurais fait la même chose : demander à la police de vider les logements. Si la police fait son boulot avec le tact qu’on lui connait, c’est à la police de faire des reproches pas à ceux qui font appellent à eux.
Fraternellement,
Denis Raffin (albertivillarien)
Copie du communiqué de Pascal Beaudet :
« Ce matin, la police a exécuté la décision de justice du 3 septembre et libéré l’espace public occupé par des squatters d’appartements de l’OPHLM, en évacuant leur campement implanté face à l’école Joliot Curie.
Depuis le début, j’ai soutenu l’OPHLM de notre ville pour que lui soit restitué les appartements occupés par la force par des familles à la recherche de logements sociaux.
Depuis le début je rappelle que les logements sociaux sont attribués selon des procédures contrôlées et démocratiques et que nul n’a le droit de passer devant les 3800 demandeurs de logement d’Aubervilliers.
Depuis le début j’insiste sur la nécessité de construire partout les logements sociaux qui manquent et singulièrement dans les villes pour l’essentiel de droite qui ne respectent pas la loi S.R.U., minimum de 20 % de logements sociaux.
Depuis le premier jour, je demande à la préfecture d’organiser les rencontres nécessaires pour que le logement des familles concernées soit examiné.
Et ce matin, sans prévenir, ni les autorités, ni moi-même, maire de cette ville, un ministre du Gouvernement, Madame Rama YADE, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, est venu de fait exprimer sa condamnation de la ville d’Aubervilliers et de son OPHLM.
Madame la secrétaire d’Etat a une curieuse conception du respect de la loi, des décisions de justice, sans rien dire du fonctionnement de l’Etat et du gouvernement.
Cette provocation d’un membre du gouvernement est absolument scandaleuse.
Je lui suggère toutefois d’utiliser son autorité pour que soit organisé rapidement, en concertation avec sa collègue Christine BOUTIN, chargé du logement, la table ronde à la préfecture de Seine-Saint-Denis, afin de rechercher les solutions d’hébergement d’urgence et de relogement hors Aubervilliers, des familles qu’elle prétend soutenir.
Ce serait plus efficace et convaincant que de venir se faire une publicité mensongère sur le dos d’une ville qui n’a certes pas de leçon d’humanité et de solidarité à recevoir de l’actuel gouvernement.
Le 6 septembre 2007 Pascal BEAUDET Maire d’Aubervilliers »
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Posté le 08.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Bernard LAMIRAND le samedi 8 septembre 2007, 09:49 - Lien permanent
Une atmosphère studieuses règne au Medef pour la négociation qui s'engage concernant le contrat de travail.
Tant mieux.
Mais pourquoi faire ?
Si j'ai bien compris, encore une fois, c'est le MEDEF qui présente le projet. Cela commence mal !
Nous connaissons les désidératas du MEDEF et de tous ces petits patrons des PME: "faire suer le burnou" et surtout ne plus être emmerder par une législation sociale contraignante et couper l'herbe sous le pied de tous ces conseillers prud'hommaux.
J'ai cru comprendre que les organisations syndicales allaient se battre pour la sécurisation des parcours professionnels.
Tant mieux !
Mais cela commence par ce que nous avons toujours exigé: un vrai contrat de travail défini par la loi et les conventions collectives.
Si on parle de sécurisation des parcours professionnels, nous savons ce que le patronat veut y mettre dedans: l'emploi selon ses conditions à lui. Nous savons aussi que l'organisation syndicale digne de ce nom veut y mettre: un emploi à durée indéterminée, des règles claires pour faire en sorte que le salarié soit assuré de son devenir, de son temps de travail, de son salaire, de ses libertés syndicales, de ses droits en matière sociale. Je ne suis pas persuadé que tout le monde est sur la même longueur d'onde; le patronat, bien entendu, a d'autres objectifs, mais dans les syndicats certains ne sont-ils pas déjà sont prêts à accompagner le libéralisme Sarkozien et créer les conditions
d'une union libre qui peut être du jour au lendemain répudié par l'un ou l'autre des Pacsés!
Une dernière chose: c'était une réunion studieuse pour préparer la négociation, d'accord ! Mais, de quelle manière studieuse nous allons porter ces négociations devant tous les travailleurs?
Je suis persuadé que notre syndicalisme de lutte est entrain d'organiser les débats nécessaires avec tous les travailleurs dans les usines et les bureaux
Posté le 08.09.2007 par rassemblerlagauche
(Hypocrite) ( scandaleux) (manipulatrice) les qualificatifs abondent pour témoigner de l'indignation qu'a provoqué,hier,la visite de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme,Rama Yade,à Aubervilliers.11 heures,ce jeudi matin.Les forces de l'ordre viennent de procéder à l'évacuation,ordonnée par le tribunal de Bobigny,du campement de squatteurs installé quartier de la Maladrerie depuis le 11 juillet.Quand surgit de nulle part Rama Yade,accompagnée de son cortège de journalistes.Sur place,la secrétaire d'Etat affirme avoir fait appel:en vain,à ( l'humanité ) du maire d'Aubervillers . ( Elle vient nous donner la leçon,alors que des villes UMP ne respectent pas la loi SRU,s'emporte le directeur du cabinet du maire,Roland Taysse.Je trouve scandaleux qu'un membre du gouvernement conteste une décision de justice.) Même son de cloche,ou presque,du côté de l'association Droit au logement.(Elle vient mais ne connaît pas le dossier.Elle s'entretient quelques minutes avec des familles,puis critique,face aux caméras,la mairie communiste.C'est une visite hypocrite ) analyse Edwige Le Net,militante du DAL.Rama Yade oublie au passage que l'expulsion fut opérée par les services de l'Etat,elle oublie également que le gouvernement n'est pas étranger à la précarité de ces familles.Elle aura tout de même réussi l'exploit de réunir contre elle la municipalité et DAL pourtant en opposition sur cette affaire.
l'Humanité du 7 / 09 / 07
Posté le 07.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 6 septembre 2007, 23:59 - Altermondialisme-Monde-Europe - Lien permanent
Les dirigeants de l’Union européenne ont tiré à leur manière les leçons de 2005 qui vit deux peuples, les Français et les Néerlandais, rejeter par référendum un projet de constitution marqué du sceau du libéralisme.
À présent, la Commission européenne entend agir “ avec prudence ”. Voilà le maître mot des officines bruxelloises, gentille litote au demeurant pour éviter de dire, plus crûment, “ avec ruse ”. S’est mise en place la Conférence intergouvernementale (CIG) chargée par le Conseil européen de préparer le nouveau texte du traité qui doit régir le fonctionnement de l’Union, mais le mot d’ordre est au silence. Et à la célérité, puisqu’on parle de boucler ce dossier en octobre prochain !
Moins les peuples s’en mêleront, mieux ce sera. En fait d’autocritique, les hiérarques de l’Europe libérale, qui n’ont pas digéré leur défaite à propos de la constitution, estiment qu’ils ont été trop démocrates. En réalité, cette constitution avait été élaborée dans le cercle étroit d’une convention parlementaire présidée par Valery Giscard d’Estaing. En France, elle est devenue l’affaire du peuple par le seul fait de l’engagement de forces politiques de gauche, le PCF, des socialistes en désaccord avec la position de leur parti, des Verts, l’extrême gauche… Les partisans de la constitution se seraient volontiers contentés d’une ratification à la sauvette, par un Parlement qu’ils dominaient. Ils ne se sont résolus à consulter le peuple que sous la pression de l’opinion, qui aurait considéré le refus d’un référendum comme un déni de démocratie. Aujourd’hui, comme le répète le président de la Commission, cessons de parler des institutions. En d’autres termes, avançons masqués.
N. Sarkozy a fourni une aide précieuse aux chantres de l’eurolibéralisme, qui ont réservé à son projet de traité simplifié un accueil enthousiaste. Le tour de passe-passe du prestidigitateur de l’Élysée consistait à faire disparaître quelques symboles trop voyants, dans un texte s’ajoutant aux traités antérieurs. On ne parle plus de “ constitution ”, mais plus modestement de traité, et le “ ministre ” des relations extérieures de l’Union devient “ haut représentant ”. On a biffé la trop pesante référence à la “ concurrence libre et non faussée ” sans que cela modifie un tant soit peu l’orientation libérale. Le président français, qui pendant la campagne électorale avait eu des mots très durs sur la politique de la BCE, est devenu très “ raisonnable ”, au point de recevoir un satisfecit de J.C. Trichet.
À destination intérieure, N. Sarkozy minimise la portée du texte, insiste sur les changements qu’il aurait contribué à apporter. Le traité simplifié serait à l’entendre la traduction politique de la victoire du Non. Mais si cela était, on ne comprendrait pas pourquoi les partisans les plus résolus de la Constitution européenne le soutiennent avec tant d’enthousiasme. À la vérité, le seul but de la manœuvre, c’est de tenter de justifier devant l’opinion publique une ratification parlementaire. Le vote du peuple entier serait effacé par un millier de députés et de sénateurs réunis à Versailles.
L’exigence d’un nouveau référendum est un devoir citoyen, que l’on ait voté “ non ” comme la majorité des Français ou qu’on ait approuvé la constitution le 29 mai 2005. Un premier appel a été lançé par Marie-George Buffet au nom du Parti communiste. D’autres personnalités s’expriment dans ce sens. Mais cette revendication ne gagnera en force que si, comme en 2005, on brise le mur du silence, on donne aux citoyens les moyens de juger sur texte. La Fête de l’Humanité sera un premier rendez-vous de tous les hommes et femmes de gauche qui ont de l’Europe une autre ambition sociale et démocratique que celle d’un mini traité que Sarkozy voudrait passer en force
Posté le 07.09.2007 par rassemblerlagauche
Commémoration Guy Moquet, samedi 8 septembre à 15h au métro Guy Moquet
Par Mag le vendredi 7 septembre 2007, 11:16 - Agenda/Initiatives - Lien permanent
Samedi 8 septembre 2007 à partir de 15 heures, les sections du PCF 17ème et 18ème arrondissement, à l’initiaive du 18ème, rendront hommage à la mémoire de Guy Moquet à la station de métro du même nom.
En présence de Pierre-Louis Basse, journaliste, auteur de "Guy Moquet, une enfance fusillée".
Des vétérans du PCF et anciens FTP MOI seront présent-e-s.
Posté le 07.09.2007 par rassemblerlagauche
Procès Bellaciao - Chantiers Navals de St.Nazaire : la CGT apporte toute sa solidarité et son soutien
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Une entreprise n’a pas à bâillonner la presse !
La Cgt apporte toute sa solidarité et son soutien à Roberto FERRARIO et au site bellaciao.org dans cette affaire
La direction des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (actuellement groupe AKER YARDS) a mis en place une politique de l’emploi reposant largement sur la sous-traitance en cascade.
Cette politique a entraîné à de multiples reprises une mise en cause de la dignité et des droits fondamentaux de nombreux salariés, en particulier de salariés de différentes nationalités détachés sur le site par des entreprises de sous-traitance internationale.
Cela a valu à la Direction des Chantiers de l’Atlantique d’être confrontée à des conflits sociaux successifs, qui ont fait éclater la vérité relative aux conditions de travail et aux droits de ces salariés.
A présent, la Direction de cette entreprise prétend museler la presse : elle a décidé de poursuivre le collectif Bellaciao en la personne d’un de ses animateurs, Roberto FERRARIO, pour « propos diffamatoires ». Il est cité à comparaître le mardi 11 septembre 2007 à 14 h devant le Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire.
Ce site internet n’a pourtant fait que son travail d’information en diffusant in extenso un communiqué de l’Union syndicale multiprofessionnelle Cgt de Saint Nazaire publié le 16 septembre 2005 et dénonçant les conditions de travail de salariés sur le site des Chantiers Navals, intitulé "Flibusterie des temps modernes".
Oser relayer une déclaration d’une organisation syndicale deviendrait-il passible de poursuites ?
La Cgt élève la plus vive protestation contre de telles méthodes.
La Cgt exige :
- Le respect de la liberté d’informer, qui se nourrit du droit à la critique, de l’évocation de faits, situations, d’écrits ou de paroles prononcées !
- L’arrêt de la criminalisation de l’action syndicale et du journalisme critique et indépendant.
La Cgt apporte toute sa solidarité et son soutien à Roberto FERRARIO et au site bellaciao.org dans cette affaire.
http://www.cgt.fr/internet/html/lire/?id_doc=5324
Posté le 07.09.2007 par rassemblerlagauche
ENGAGEONS LA RENTREE AVEC L'HD !
Par NOSE DE CHAMPAGNE le vendredi 7 septembre 2007, 11:47 - Lien permanent
HD_RENTREE_07.GIF Fort intéressante encore cette livraison de l'HD de cette semaine. Au sommaire et en parcourant rapidement l'ensemble, j'ai remarqué:
- Salaires, Pouvoir d'achat et Prix: l'inflation moyenne calculée sur une dizaine de produits de nécessité est d'au moins + 1, 76% (INSEE) tandis que selon l'INC le pouvoir d'achat des salariés devrait croître cette année de 0,8%, et que pour la Fonction Public il aura perdu en moyenne 1% par an depuis 2003 ! Conclusion incontournable: Il faut augmenter les salaires !
- Va-t-on prendre poyr dix ans de droite ? Question qui interpelle la gauche; qui ramène à la lutte des classes; qui pose la question de la stratégie - attendre 2012 ou penser pour agir immédiatement...
- Stupéfiant dossier (pages 54-57): "Ils ont vendu leur rein !" On peut suivre le marché international du rein, du poumon, du foie, du pancréas et du coeur... Quelles sont les origines et quels sont les clients !!!
- La chronique de Franics WURTZ (page 59) nous informe que "Fausto Bertinotti de Refondation communiste et Président de la Chambre des députés d'Italie, et Lothar Bisky, co-Président de Die Linke débattront à La Courneuve de l'avenir de la gauche"... C'est donc d'un grand intérêt de suivre ce débat, que nous avions souhaité au début de l'été, à la Fête de l'Humanité !
- Et puis, cette question à la lecture de la page (60) "Monde social" : vers le suppression du droit de grève en Europe ?
Vous saurez tout en vous exigeant et en vous procurant l'HD, encore indispensable cette semaine !
Jean-Jacques POIGNANT.
Posté le 07.09.2007 par rassemblerlagauche
Par philippe tixier le vendredi 7 septembre 2007, 07:37 - politique - Lien permanent
Comme le dit Tahr Ben Jelloun et publie l'huma : « La religion, c'est souvent le tout et le contraire de tout : Il faut que chacun puisse y puiser son miel. »
C'est ainsi que N$ évolue, il s'arrange pour présenter, parler, communiquer du tout et de de son contraire, afin que tout le monde s'y retrouve. A la fin, que reste-til ? La forme reçue, et cette impression irrationnelle : Nico on l'aime ou on l'aime pas ! Comme la France !
On peut donc parler de religion, et à ce sujet, nul doute que certain ministres et surtout certaines sont devenus qui des apôtres, qui des prêtres, qui des judas ! Eh oui, la comparaison va jusque là !
C'est un constat bien triste, car pour l'instant le débat rationnel, cartésien, démocratique ne s'installe pas. Les exemples sont légions : tentative d'intimidation de procureur, rendez vous people, populisme en tout genre, ...
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud !
philippe tixier
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
Monsanto s’active à renforcer son contrôle sur l’Amérique latine
Monsanto s’active à renforcer son contrôle sur l’Amérique latine
Par GRAIN
Le 14 aout 2007 GRAIN
Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d’informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d’Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s’est élevée en réponse à la tentative de l’entreprise de contrôler et de dominer l’agriculture latino-américaine.
Cette fois-ci, la stratégie que suit Monsanto avec rapidité et habileté est d’imaginer des accords avec les gouvernements et certaines organisations d’agriculteurs. Beaucoup coopèrent et emboîtent le pas au plus gros fabricant de cultures GM du monde.
L’opinion mondiale est de plus en plus hostile aux cultures GM. Les organisations de petits agriculteurs dénoncent les graves dégâts que dix ans de cultures GM ont provoqués dans les zones rurales et sur les semences locales ; les consommateurs informés refusent aussi, de plus en plus nombreux, d’acheter de la nourriture GM. Si Monsanto veut continuer son invasion GM comme il a fait au cours de cette dernière décennie, il doit promouvoir l’utilisation de ses semences dans davantage de pays. S’il y parvient, le résultat sera la contamination GM de nouvelles terres, la modification des lois en sa faveur, et une pression accrue sur les agriculteurs pour qu’ils lui paient des royalties ; tout cela facilité par la bonne volonté de membres des divers gouvernements et organisations agricoles. Le résultat inévitable sera l’imposition de ces cultures GM en Amérique latine.
Ces dernières semaines, nous avons observé un grand nombre d’initiatives différentes prises au niveau local qui illustrent clairement les intentions de Monsanto :
• Au Chili, le 26 mars 2007, Monsanto et le Ministre de l’Agriculture ont annoncé que Monsanto avait choisi le Chili pour planter 20 000 hectares de soja GM pour la production de semences. Monsanto a aussi annoncé son intention d’introduire le maïs GM et le colza GM au Chili. Selon un entretien dans le journal chilien El Mercurio, l’initiative bénéficie du soutien total du Ministre de l’Agriculture. [1] Cette initiative sous-entend l’éventuelle contamination génétique du Chili. Bien que le soja soit planté apparemment pour la "production de semences" seulement, il ne fait aucun doute que le soja GM contaminera un jour ou l’autre les autres cultures et l’alimentation dans le pays. Le fait que l’affaire progresse avec l’appui du Ministre de l’Agriculture est d’autant plus inquiétant.
• Au Venezuela, après une présentation par un représentant de Monsanto dans le but principal de promouvoir les avantages de la production de semences transgéniques, le président de la Sous-commission pour l’Industrie et le Commerce, Jhonny (sic) Milano, a annoncé que la Commission pour le développement économique de l’Assemblée nationale, avec des spécialistes en biotechnologie et en agriculture allait entreprendre une évaluation de la viabilité de la culture des plantes GM. Mr Milano a indiqué que les conclusions auxquelles aboutirait cette évaluation pourraient conduire à la reformulation partielle de la Loi sur les semences, le matériel de reproduction animale et les données biologiques (approuvée en octobre 2002, Journal officiel n° 37.552), qui contient quelques lacunes dans le domaine de la biotechnologie et de l’agriculture. [2] Cela montre clairement que Monsanto a réussi à faire un premier pas vers la modification de la législation au Venezuela, qui jusqu’à présent a interdit la culture des plantes GM.
• Au Mexique, Monsanto et la Confédération nationale des producteurs de maïs (CNPAMM] ont signé un accord donnant aux producteurs mexicains un accès plus facile aux biotechnologies. Monsanto créera aussi un fond pour "protéger les variétés locales de maïs mexicain". [3] Avec ce seul accord, Monsanto atteint plusieurs objectifs : il obtient la coopération des organisations paysannes ; il franchit un pas supplémentaire vers l’obtention de l’autorisation du maïs GM, qui est interdit au Mexique ; et il parvient à avoir accès à des centaines de variétés locales sous prétexte de les "protéger".
• En Argentine, la Fédération agricole argentine (FAA) a récemment annoncé que Monsanto "s’est une fois de plus opposé à la réglementation des semences transgéniques, en conflit direct avec les institutions responsables de leur réglementation. Au moment même où leurs méthodes sont dénoncées par les agriculteurs, Monsanto, avec un groupe de producteurs de semences, essaie de forcer les agriculteurs à signer un ’contrat de consensus’ pour payer les redevances." [4] C’est clairement une nouvelle stratégie pour contraindre les agriculteurs à payer des redevances, après l’échec de sa précédente tentative de répéter le succès qu’il a obtenu en Europe pour que la justice fasse obligation aux agriculteurs de payer.
Ces initiatives passées et récentes montrent clairement que Monsanto a développé un vaste éventail de procédés dans sa stratégie pour parvenir à ce qu’il veut en Amérique latine. Les éléments principaux de cette stratégie sont les suivants :
• Rechercher des alliances avec les gouvernements, les organisations agricoles, ou les firmes semencières, afin de supprimer la résistance venant d’autres secteurs et d’imposer des normes qui puissent permettre la viabilité des objectifs de Monsanto.
• Propager la contamination par les cultures GM afin de s’assurer de leur inéluctabilité.
• Supprimer le débat public et démocratique et obtenir l’allégeance des entreprises locales pour qu’elles présentent publiquement la vision de Monsanto sur les accords et les propositions.
• Faire pression par le biais de la justice où des contrats privés pour maintenir ses gains en royalties.
Le public a rapidement réagi aux actions de Monsanto. Au Chili, l’organisation de petits agriculteurs CLOC (Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo) – Via Campesina a publié un communiqué de presse dans lequel elle déclare que :
" L’initiative de Monsanto est un acte d’agression de plus contre les petits agriculteurs et la santé de tous les Chiliens. Nous informons le public, le parlement chilien et le gouvernement qu’à partir de ce jour nous nous mobiliserons pour empêcher le Chili de devenir un péon de Monsanto. Nous estimons que notre gouvernement devrait s’acquitter de ses obligations de protéger la santé, la production alimentaire, l’environnement et le bien-être des Chiliens, en particulier ceux des secteurs les plus pauvres et les plus vulnérables. De même, nous estimons que le Parlement a le devoir de surveiller les activités du gouvernement et d’empêcher le Ministre de l’Agriculture de soutenir les multinationales dont les actions menacent le bien-être et l’avenir de nous tous. Nous appelons tous les petits agriculteurs et leurs organisations, ainsi que les organisations des mouvements sociaux et les citoyens, à se mobiliser avec nous pour obliger le gouvernement et le parlement à remplir leurs obligations, et à faire pression pour empêcher Monsanto de nous ajouter à la longue liste de pays qu’il a abusés." [1]
En Argentine, la FAA a dénoncé Monsanto et sa "nouvelle stratégie, qui est une tentative de contrebalancer l’image négative que l’entreprise a eue en Europe lorsqu’elle a récolté les redevances. Ces redevances ne sont pas autorisées en Argentine. Les producteurs agricoles doivent être mis en garde contre cette stratégie et s’opposer à ce que les fournisseurs en semences les imposent sur les semences transgéniques." [4]
Au Forum pour la Souveraineté alimentaire au Mali en février 2007, les organisations de petits agriculteurs ont bien fait comprendre que "La souveraineté alimentaire nous donne l’espoir et le pouvoir de préserver, de récupérer et développer notre savoir et notre capacité de production alimentaire", et que les organisations sont prêtes à se battre contre les " les technologies et les pratiques qui minent nos capacités futures de production alimentaire, nuisent à l’environnement et mettent en péril notre santé. Entendons par là les cultures et les animaux transgéniques, la technologie Terminator, l’aquaculture industrielle et les pratiques halieutiques destructives, la soi-disant révolution blanche des pratiques laitières industrielles, l’ « ancienne » et la « nouvelle » révolution verte et les « déserts verts » des monocultures industrielles d’agrocarburants et autres plantations." [5]
Même si le combat est inégal, ce sont les voix de l’avenir, et elles deviennent de plus en plus fortes chaque jour avec la formation de nouvelles alliances et de nouveaux réseaux. Pour les petits agriculteurs en Amérique latine, la seule voie possible est celle de la résistance par la dénonciation, la mobilisation et la désobéissance civile, tout en proposant un modèle différent dans lequel les semences et l’agriculture servent les intérêts des populations dans leur lutte pour la souveraineté alimentaire.
Grain, juin 2007.
1) Asociación Nacional de Mujeres Rurales e Indígenas, “Chile : Monsanto y Ministerio de Agricultura anuncian nueva agresión a la agricultura campesina y a la ciudadanía” (Association Nationale des femmes rurales et autochtones, “Chili : Monsanto et le Ministère de l’agriculture annoncent une nouvelle agression contre l’agriculture des petits agriculteurs et l’ensemble des citoyens ”), 5 Avril 2007. http://www.biodiversidadla.org/content/view/full/31322
2) Agencia Bolivariana de Noticias, “ABN evaluará viabilidad del uso de transgénicos en cultivo de alimentos”, (“L’Agence bolivarienne évaluera la viabilité de l’utilations des plantes transgéniques pour les cultures alimentaires”), 18 avril 2007. http://www.abn.info.ve/go_news5.php?articulo=89268&lee=18
3) La Noticia Tiempo, “Monsanto acuerda con campesinos mexicanos acercarlos a la biotecnología”, (“Monsanto parvient à un accord rapprochant la biotechnologie des agriculteurs mexicains”), 19 avril 2007. http://www.tiempo.com.mx/not_detalle.php?id_n=25331
4) Analysis Digital, “La Federación Agraria Argentina denunció presión de la empresa Monsanto a productores”, (“La Fédération agricole argentine dénonce la pression exercée par monsanto sur les producteurs”), 19 avril 2007. http://www.analisisdigital.com.ar/noticias.php?ed=1&di=0&no=56759
5) Déclaration de Nyéléni, Mali, 27 février 2007. http://www.nyeleni2007.org/spip.php?article291
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De : Joelle
jeudi 6 septembre 2007
Posté le 06.09.2007 par rassemblerlagauche
suivant : Ce que le MEDEF veut, le gouvernement le fait...
Par Régis TRILLES le jeudi 6 septembre 2007, 18:02 - Actualité - Luttes - Lien permanent
* fiscalité
* retraite
* Travail
Nicolas Sarkozy
«Je veux aller beaucoup plus loin dans l'assouplissement des 35 heures (…). Je veux aller beaucoup plus loin dans l'allégement de la taxation du travail (… ). Je veux aller beaucoup plus loin dans la réforme fiscale... »
«Je veux vous redire à quel point je suis favorable à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable - entre employé et employeur - dont les conditions pourraient être fixées à l'avance... »
« Les juges doivent jouer le jeu. Jouer le jeu, pour les juges (…), c'est ne pas se laisser aller à devenir les arbitres de la politique et à juger de la manière dont les chefs d'entreprise font leur métier. »
Laurence Parisot
« Le président de la République a prononcé un discours historique.
« Il faut cesser de raisonner à partir du consommateur. »
« Pour la première fois, un chef d'État rend hommage à l'esprit d'entreprise (. . .). Les patrons attendaient cela depuis longtemps. "
« Parmi les réformes dans lesquelles nous sommes engagés, il y a la fusion opérationnelle ANPE-UNEDIC.
Il faut aussi relever progressivement l'âge légal de la retraite à 61 ans, puis 62 ans, et allonger le nombre d'années de cotisations. »
CGPME
« L'objectif affiché de mettre fin à la dérive actuelle conduisant à une judiciarisation et à une pénalisation de l'économie est un signal fort adressé aux entrepreneurs. "