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rassemblerlagauche
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Rassembler la GAUCHE
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26.03.2007
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FILLION-LES RETRAITES .

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche

FILLION-LES RETRAITES : ALIGNEMENT PAR LE BAS

Par Bernard LAMIRAND le dimanche 9 septembre 2007, 21:10 - Lien permanent

Il est grand temps de réagir et je ne doute pas que les salariés le fassent par rapport au devenir de nos systèmes de retraites par répartition et solidaires
. Fillion vient en effet de déclarer les hostilités par rapport aux régimes spéciaux.
Et la télévision, aux ordres, d'annoncer que cela ne concerne que les salariés de la SNCF, EDF, GDF, RATP et les parlementaires.
Une façon de dire aux autres salariés qu'ils ne sont pas concernés.
La ficelle a déjà servie lors des précédentes remises en causes.
Depuis la réforme Balladur de 1993, la droite s'attaque tantôt aux uns , tantôt aux autres, et toujours en invoquant l'égalité.
Quelle égalité? Celle de rabaisser au fur et à mesure les uns et les autres, tant au niveau de leur départ en retraite que de leur pensions.
Après les régimes spéciaux, viendront rapidement, puisque les dispositions de la précèdente loi Fillion arrive à révision, de nouvelles réformes pour le privé et donc encore des remises en cause.
Le but est clair, aligner tout le monde vers le bas; c'est à dire, la retraite à 65 ans proclamée par la présidente du MEDEF comme nécessité et réduire le niveau des pensions de l'ensemble des salariés sur un minimum de retraite de la sécurité sociale.
C'est la solution de la droite et de ce gouvernement de riche pour ne plus financer à terme la protection sociale et les retraites et dégager le patronat et les actionnaires de toutes cotisations sociales.
C'est une attaque qui ne concerne donc pas que les régimes spéciaux, et ce qu'il faut retenir, c'est bien de ne pas se laisser prendre par l'idée qu'on est pas concerné ou que dans le privé ils ne se battront pas !
Il faut au contraire aller plus loin qu'en 1995 où Juppé a subi une défaite cuisante; il faut s'unir et agir tous ensemble secteur public et nationalisé et le secteur privé.

J'attends que des actes forts soient faits par le parti communiste pour que la réaction à gauche soit à la hauteur de l'attaque de cette droite.
Je pense que les organisations syndicales ont toutes les raisons de sortir le grand jeu de la lutte contre cette véritable déclaration de guerre contre les droits à la retraite.
Sarkozy n'est pas l'ami des travailleurs.



--

Ecole :accroître les inégalités : le choix Sarkozy

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche


Par Hélène MASURE le dimanche 9 septembre 2007, 19:22 - Lien permanent
Le ministre Darcos annonce la suppression de 11 200 nouveaux postes pour l'école pour l'année scolaire 2008/2009

appliquant ainsi les directives de Nicolas Sarkozy qui enjoignent à ses ministers de ne remplacer qu'un poste sur deux de départ en retraite - 1 sur trois dans l'éducation nationale.

Il est vrai que là il s'agit d'accroître le traitement de choc déjà engagé.

Ce sont déjà 34 535 postes qui ont été supprimés depuis 2003.

Dès aujourd'hui on voit les effets des restrictions précédentes :

* options supprimées en collèges et lycées,
* absences de remplaçants,
* fermetures de classes
* et classes surchargées,

alors qu'avec le baby-boom de l'an 2000, les effe"ctifs d'élèves augmentent.
Pour lutter contre l'échec et les inégalités scolaires,
il faut :
* développer, comme nous le proposons, la formation des enseignants
* la recherche en éducation,
* inventer de nouvelles méthodes
* aider les élèves endifficulté.
Les communistes mettent leurs propositions en débat, au service des luttes, de tous ceux qui veulent construire une autre école pour une autre société :

voir le réseau école en cliquant sur le lien :.

http://www.pcf.fr/spip.php?rubrique...

L'assurance maladiensolidaire en danger !

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche


Par Hélène MASURE le dimanche 9 septembre 2007, 18:47 - Lien permanent

* Appel contre la “franchise” sur les soins : lassurance maladie solidaire en danger !

Pour l'UMP et Nicolas Sarkozy l'augmentation des dépenses de santé, c'est la faute des patients. Il faut donc les « responsabiliser », c'est à dire les pénaliser financièrement pour « qu'ils consomment moins » et faire que « la Sécu rembourse de moins en moins ».
Déjà depuis 5 ans la droite a multiplié les déremboursernents :

* augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants,
* généralisation des dépassements de tarifs pour les médecins spécialistes,
* nouveaux forfaits de l€ par acte de soins ou de biologie et de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€.

Pourtant le déficit de l'assurance maladie n'a pas été comblé puisque la droite a aussi multiplié les exonérations de cotisations sociales patronales au profit des grosses sociétés.
Aujourd'hui Nicolas Sarkozy veut aller beaucoup plus loin, en mettant en place une «FRANCHIS» c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera plus rien du tout
Cette «franchise» ne serait pas remboursable par les mutuelles. De nombreux professionnels de santé dénoncent les risques d'une telle franchise :
Franchise = Régression sociale :

50 à 100 € de soins de santé non remboursés par personne et par an, ce n'est pas rien pour les petits et moyens revenus. Ce serait un nouveau pas vers un «système à l'américaine».
Franchise = Menace sur la santé publique :

pour les patients atteints de maladies lourdes, il n'y aura pas le choix : il faudra payer. Mais la cible ce sont surtout tous ceux qui seront dissuadés de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (mais qui non soignées peuvent s'aggraver) : c'est l'inverse d'une politique intelligente de santé publique et de prévention.
Franchise = Remise en cause du «tiers payant»:

les patients devront faire intégralement « l'avance de frais ». Ce serait un obstacle de plus à l'accès aux soins des plus modestes.
Franchise = Porte ouverte à l'escalade:

cette « franchise » serait « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant » ; comme les dépenses augmenteront la franchise augmentera toujours plus.
Nous refusons l'instauration d'une telle « FRANCHISE », socialement injuste,

économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Nous demandons le retour au principe fondateur de la Sécurité sociale de 1945 :


* chacun cotise selon ses revenus

Si les actionnaires payaient des cotisations comme les salariés,il n'y aurait pas de ( trou ) de la sécurité social !

Et chacun a accès de manière ègal de santés .

AUSTRALIE .

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche
Australie : George Bush laisse ses partenaires en plan

Australie : George Bush laisse ses partenaires en plan

Le président américain a quitté l’Australie samedi, au milieu d’un sommet des pays de l’Asie et du Pacifique (Apec), pour regagner Washington où il doit présenter un rapport important sur la guerre en Irak et défendre sa stratégie.

Le chef de la Maison Blanche a quitté Sydney à l’issue d’une visite de quatre jours durant laquelle il a rencontré plusieurs de ses homologues avant un sommet du Forum de l’Asie-Pacifique (Apec), qui a débuté samedi et qui réunit 21 chefs de gouvernement.

Le président des Etats-Unis a embarqué sur Air Force One en laissant le soin à ses partenaires de l’APEC d’achever les débats sans lui.

A l’origine, ce cas de figure n’était pas prévu, c’est peu avant l’ouverture du sommet que l’hôte australien de cette grande réunion de chefs d’Etat de la région à été prévenu du changement intervenu quant au calendrier de la visite de George Bush.

Un geste décrié par la Chine

Le changement de programme a tourné au casse-tête sécuritaire pour les organisateurs australiens.

Le départ prématuré a notamment forcé les participants à poser pour la photo de famille avant même l’issue de la réunion, mais aussi et surtout, il a fallu dévoiler la déclaration finale du sommet à mi-chemin des discussions.

Finalement, le chef de l’exécutif américain aura surtout utilisé la tribune de l’Apec pour justifier le maintien de la présence américaine en Irak et pour consolider ses relations avec ses alliés australien et japonais, dans le cadre d’une réunion trilatérale.

Le Premier ministre japonais en est ressorti en affirmant qu’il ferait tout pour prolonger la mission de son pays en soutien aux troupes américaines stationnées en Afghanistan, malgré l’émergence d’une forte résistance au Japon sur ce thème.

Ce mini-sommet à trois, au milieu du sommet des 21 représentants de l’Apec, constituait une première. Un geste en tout cas décrié par la Chine, l’autre poids lourd de l’Apec.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/093/article_56219.asp


De : Apec
dimanche 9 septembre 2007

Rama Yade a Aubervilliers .

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche
Le Foutage De Gueule Pour Les Nul(le)s : Rama Yade A Aubervillie

Un Grand Moment D’Obscénité : Rama Yade A Aubervilliers

de Sébastien Fontenelle

1. Hier, donc, les 150 sans-logis du camp de la Maladrerie, à Aubervilliers, sont évacués par de (courageux) fonctionnaires, de bleu vêtus.

2. Je ne sais pas si vous avez eu la chance de voir à la télé des images de ce grand moment de convivialité : on en ressort pétri d’une vive admiration pour la "police républicaine".

("Libé" rapporte par exemple cette aimable saynète : "Une femme, un enfant dans les bras et un autre dans le dos, veut forcer le cordon de CRS. "Mon enfant ! J’ai un troisième enfant dans ma tente ! Laissez-moi passer !" Un policier perd patience, l’envoie au sol. Elle tombe en partie sur le dos. Pour l’enfant qu’elle porte, plus de peur que de mal, mais l’accrochage fait monter la tension".)

3. C’est la mairie d’Aubervilliers qui a fait donner la troupe.

Il paraît que la mairie d’Aubervilliers serait une mairie "communiste".

Le "communisme" francilien a ceci de particulier, qu’il n’hésite jamais à employer de grands moyens, pour bouter l’immigré.

Tantôt à coups de bulldozer(s), façon Robert Hue période bleue, tantôt à coups de keufs.

(Vous, je sais pas.

Moi, je vais aller faire un tour à la Fête de l’Huma, le week-end prochain, histoire de trousser un petit compliment aux "communistes" d’Aubervilliers, qui sont vraiment des gens de bien.)

4. Alors bon, tout ça est déjà incroyablement obscène, mais ce n’est en réalité qu’un début.

Car soudain, voilà que Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, déboule à Aubervilliers.

"Je ne pouvais rester sourde".

Explique Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy.

"Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles".

Ajoute Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy.

Et ce n’est pas bien, en effet.

5. Mais ça nous permet au moins d’établir une fois pour toutes, à quelque chose malheur est bon, que pour soigner sa com(munication), Rama Yade ose tout - et que c’est même à ça qu’on la reconnaît.

Parce qu’enfin, si Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, était sincère.

Si Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, pensait vraiment ce qu’elle dit, quand elle affirme "ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles".

C’est tout simple : Rama Yade ne serait plus secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy.

Elle aurait depuis longtemps démissionné avec fracas - pour ne plus siéger dans le même gouvernement que le gars qui, jour après jour, planifie "des scènes pareilles".

Je veux parler bien sûr de Brice Hortefeux.

Si vraiment Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, avait une once de considération pour les petits nenfants dont elle a hier prétendu protéger l’innocence en terrain "communiste", elle dégueulerait à la seule perspective de bosser pour le mec, Nicolas Sarkozy, qui a planifié la chasse aux "clandestins".

Sur un tel sujet, Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, devrait soigneusement éviter de la ramener.

Parce que ça fait trois mois qu’elle "reste sourde" aux cris des enfants (et de leurs parents) expulsés.

Dans la vraie vie, ça ne la dérange absolument pas, Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, que des enfants subissent quotidiennement des "scènes" dégueulasses où des policiers viennent les chercher pour les virer...

Dans la vraie vie, elle trouve même ça plutôt normal, Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, qu’on traque ainsi des gosses.

Evidemment, qu’elle trouve ça plutôt normal.

Sinon, vous pensez bien qu’elle ne resterait pas sourde.

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/...


De : Vive Le Feu !
vendredi 7 septembre 2007

TOUT SAUF DU SALAIRE !

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche


Par Régis TRILLES le dimanche 9 septembre 2007, 10:11 - Economie - Lien permanent

* fortune
* pouvoir dachat
* richesses
* salaires

«Comment distribuer du pouvoir d'achat aux salariés sans trop pénaliser l'entreprise, confrontée au coût un peu exorbitant des charges sociales? » s'interroge un expert en rémunération dans un article mis en ligne sur le site de« l'Entreprise » (lentreprise.com).

Les entreprises privilégient avant tout les rémunérations variables, réversibles, si possible individualisables et de préférence échappant aux cotisations sociales.

Il en existe une vingtaine (titres restaurant, chèques vacances, mutuelles complémentaires, prévoyance, retraites par capitalisation, intéressement, épargne salariale, actionnariat salarié, stock-options, bonus divers, avantages en nature.. .) obligatoires ou facultatifs, attribués selon des critères plus ou moins transparents, souvent réservés aux seuls cadres supérieurs. S'ils peuvent apporter du pouvoir d'achat, ces« périphériques» contribuent à creuser les inégalités entre salariés et à mettre à mal les systèmes de protection sociale solidaires.

Quand les PDG ont vu le taux de croissance de leur salaire passer de 1 % à 1,6 % de 1995­-2000 à 2000-2005, l'ensemble des salariés - ce qui inclut les PDG - ont vu le leur passer de 0,67 % à 0,46 %.

Si ces chiffres ne convainquent pas que la répartition des richesses est de plus en plus inégale, penchons­

nous sur les 500 plus grandes fortunes professionnelles de France.

En un an, elles ont progressé au total de40 % (de 200 milliards à 280 milliards d'euros).

Désormais, elles représentent 15 % du PIB, contre 6 % dix ans plus tôt...

Une entreprise n'a pas à bâllonner la presse !

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche


Par Pierre BOUKHALFA le samedi 8 septembre 2007, 21:16 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent

* CGT
* Médias
* Répression
* Résistances

Procès Bellaciao - Chantiers Navals de St.Nazaire : la CGT apporte toute sa solidarité et son soutien

La CGT apporte toute sa solidarité et son soutien à Roberto FERRARIO et au site bellaciao.org dans cette affaire

La direction des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (actuellement groupe AKER YARDS) a mis en place une politique de l’emploi reposant largement sur la sous-traitance en cascade.

Cette politique a entraîné à de multiples reprises une mise en cause de la dignité et des droits fondamentaux de nombreux salariés, en particulier de salariés de différentes nationalités détachés sur le site par des entreprises de sous-traitance internationale.

Cela a valu à la Direction des Chantiers de l’Atlantique d’être confrontée à des conflits sociaux successifs, qui ont fait éclater la vérité relative aux conditions de travail et aux droits de ces salariés.

A présent, la Direction de cette entreprise prétend museler la presse : elle a décidé de poursuivre le collectif Bellaciao en la personne d’un de ses animateurs, Roberto FERRARIO, pour « propos diffamatoires ». Il est cité à comparaître le mardi 11 septembre 2007 à 14 h devant le Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire.

Ce site internet n’a pourtant fait que son travail d’information en diffusant in extenso un communiqué de l’Union syndicale multiprofessionnelle CGT de Saint Nazaire publié le 16 septembre 2005 et dénonçant les conditions de travail de salariés sur le site des Chantiers Navals, intitulé "Flibusterie des temps modernes".

Oser relayer une déclaration d’une organisation syndicale deviendrait-il passible de poursuites ?

La CGT élève la plus vive protestation contre de telles méthodes.

La CGT exige :
- Le respect de la liberté d’informer, qui se nourrit du droit à la critique, de l’évocation de faits, situations, d’écrits ou de paroles prononcées !
- L’arrêt de la criminalisation de l’action syndicale et du journalisme critique et indépendant.

La CGT apporte toute sa solidarité et son soutien à Roberto FERRARIO et au site bellaciao.org dans cette affaire.

http://www.cgt.fr/internet/html/lire/?id_doc=5324

SORDIDES MANOEUVRE .

Posté le 09.09.2007 par rassemblerlagauche

Sordides manœuvres pré-électorales en Seine-Saint-Denis.

Par Régis TRILLES le samedi 8 septembre 2007, 18:20 - Actualité - Luttes - Lien permanent

* expulsion
* logement social
* provocation

Une opération médiatique qui n’a rien de « spontané ». La visite de Rama Yade s’inscrit dans une longue série de provocations dont ce département est devenu le théâtre depuis la visite de Nicolas Sarkozy à la Courneuve en juin 2005.

Les belles âmes ne peuvent être partout. Dommage, pourtant, que la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, n'ait pas débarqué, cet été, entourée de caméras, pour soutenir les agents de la voirie d'Argenteuil qui ont re­fusé d'appliquer la consigne de Georges Mothron de répandre un ré­pulsif nauséabond pour chasser les sans domicile du centre-ville.

Non, pas Argenteuil. C'est que la « liberté» et « l'indignation » s'arrêtent là où commence l'esprit de parti. Surtout à six mois des élections municipales.

Elle a beau se défendre de toute ar­rière-pensée« politicienne », on a du mal à croire à la spontanéité d'une su­bite virée de la secrétaire d'Etat à Au­bervilliers après l'évacuation d'un camp de demandeurs de logement pour tirer à boulets rouges sur la municipalité communiste.

Même le prétendu recadrage de Matignon, qui a fait savoir qu' « à l'avenir, ce type de démarche devrait faire l'objet d'une concertation avec ses collègues du gouvernement », ne convainc pas.

D'abord parce que l'on a peine à croire que ce membre de la garde rapprochée du président de la République ait pris ce genre d'ini­tiative sans en référer, même de ma­nière informelle, au plus haut niveau. D'ailleurs, dans cette affaire, le silence de l'Élysée, pourtant prompt à bom­barder les rédactions de dizaines de communiqués par semaine sur les moindres événements, en dit long.

Parce que les policiers et CRS qui ont procédé à l'évacuation avec une brutalité inouïe et choquante sont placés sous la responsabilité du préfet, donc de l'État. Donc du gouvernement au­quel appartient Rama Yade.

Si les municipalités commandaient aux forces de l'ordre, ça se saurait. Parce que les demandes réitérées du maire d'Aubervilliers d'obtenir une table ronde avec l'État pour apporter des réponses à la situation de ces familles sont toutes restées lettre morte. Rama Yade a donc beau jeu de justifier sa visite par la volonté d'« arranger les choses ». En vérité, cette nouvelle saillie d'une responsable de l'UMP pour désigner la gauche en général et les communistes en particulier comme «bien mal placés pour nous faire la morale et nous donner des leçons sur le logement » s’inscrit dans une longue série de manipulations dont la Seine-Saint-Denis est devenu le théâtre.

Depuis la visite très média­tisée et les sorties insultantes de Ni­colas Sarkozy, à l'été 2005, à La Courneuve, après le meurtre du petit Sidi Ahmed, la Seine-Saint-De­nis voit défiler les ministres. Sans que les moyens indispensables à l'amé­lioration des conditions de vie dans ce département soient débloqués, en dépit des alertes répétées des élus lo­caux. Dernière provocation en date : celle de Patrick Devedjian, aujour­d'hui chef de l'UMP, qui accusait entre les deux tours des élections lé­gislatives les communistes, aux res­ponsabilités dans le département, de vouloir « ancrer les gens dans la mi­sère pour asseoir leur pouvoir poli­tique» en défendant le logement social.­

L'objectif de l’UMP ? A court terme, préparer les prochaines échéances municipales et cantonales et conquérir des positions dans ce département profondément ancré à gauche. Et, au passage, disculper, aux yeux de l'opinion, les municipalités UMP qui refusent de se plier à la règle des 20 % de logements sociaux ins­taurée par la loi SRU et où les de­mandeurs de logement sont persona non grata.( voir article précédent)

D'ailleurs, les explications données hier par Rama Yade, étaient claires: « En matière de logement, l'extrême gauche n’a pas de leçon à nous donner; (...) Nos militants en ont assez de se faire insulter quand c'est une mairie de droite qui opère ainsi. (...) Demain, ils ne pourront pas défiler dans des squats en expli­quant que nous on est méchants et qu'eux sont gentils. »

Fermez le ban !

LOGEMENT SOCIAUX

Posté le 08.09.2007 par rassemblerlagauche

Logements sociaux : La droite n’en veut pas.

Par Régis TRILLES le samedi 8 septembre 2007, 16:56 - Actualité - Luttes - Lien permanent

* HLM
* logements sociaux

En Ile-de-France, 95 % des villes de plus de 10000 habitants en dessous de 10 % de HLM sont dirigées par la droite. Au niveau national, les villes dirigées par la droite sont les cham­pionnes du non respect de l'article 55 de la loi SRU qui im­pose aux communes de disposer d'au moins 20 % de HLM.

Pour s'en convaincre, il suffit de regarder attentivement la liste des communes soumises à l'article 55 disponible sur le site du ministère de la Ville (1) établie au 1er janvier 2005 d'après les données de 2004.

L'exemple de Neuilly-sur-Seine, ville qu'a longtemps dirigé l'actuel président de la Répu­blique, a souvent été cité.

Il faut dire qu'avec 2,6 % de HLM, l'ancien fief de Nicolas Sarkozy arrive en première place des villes de plus de l0 000 habitants qui ne respectent pas la loi en Ile-de-France.

En réalité, sur les 19 villes franciliennes de plus de 10 000 habitants en dessous de l0% de HLM, 18 sont de droite, soit près de 95 % de l'échantillon.

Après Neuilly (59 848 habitants), Ville-d'Avray (11415 habitants)se distingue avec un médiocre 3,1 %, suivi de La Celle-Saint­-Cloud (21527 habitants) qui affiche 3,6 % de logements so­ciaux.

Le Rainçy, (12 961 habitants), dont le maire, EricRaoult, était parti en guerre contre l'article 55, ne fait guèremieux avec un piteux 4,3 %.

Viennent ensuiteOrsay(16 236 habitants) avec 5,1 %, Saint-Maur-des-Fossés (73069 habitants avec 5,5 %, Vincennes (43 595 habitants) avec 6,4 % et Le Perreux-sur-Marne (30 080 habi­tants) avec 6,9 % de HLM.

Bois-d'Arcy, seule ville de gauche de ce triste palmarès et Viroflay arrivent ex aequo avec 7,2 % de logements sociaux devant Triel-sur-Seine (7,4 %), Enghien-les-Bains (7,9 %), Le Vézinet (8 %), Saint Mandé (8,2 %), Vélizy-Villacoublay (9,2 %), Morangis (9,3 %), Sucy-en-Brie (9,4 %) et enfin La Garenne-Colombes(9,8%).

(1) http://sig.vi11e.gouv.fr/documents/SRU/communes€art55€010105.pdf.

Quand AYDE fait la leçon . ( 3 )

Posté le 08.09.2007 par rassemblerlagauche


( Certains ont eu la volonté de laisser pourrir les choses .)

Lucien Marest,maire adjoint d'Aubervilliers .

On a vu à la télévision des images très violentes de CRS qui délogeaient des squatteurs devant une école d'Aubervilliers.

Quelle est votre réaction ?

Lucien Marest.

Les violences policières m'ont toujours révolté.Je ne vais pas changer maintenant.Tout cela ressemble à une énorme machination contre une municipalité communiste.L'occupation de cet espace devant l'école était un problème pour les enfants,pour les parents d'élèves,au moment de la rentrée scolaire.Depuis le début de cette instalation,bientôt deux moi,nous en demandons l'évacuation en même temps que l'organisation d'une table ronde avec les représentants des squatteurs et de la préfecture pour que soient examinés les dossiers de demande de logement des personnes concernée.Et lorsque la décision de justice est intervenue pour l'expulsion,nous avons réclamé une discussion entre les forces de l'ordre et les représentants des squatteurs.Cette situation épouvantable est d'une volonté de laisser pourrir les choses.

Quelle en est l'origine,comment en est-on arrivé là ?

Lucien Marest.

Le problème de fond,c'est l'insuffisance du nombre des logements sociaux dans ce pays.Or on a pris l'habitude d'essayer d'imposer aux municipalités qui font le plus d'efforts sur ce plan de faire encore plus,quand d'autres villes se dispensent d'appliquer la loi et refusent de construire le miondre logement social.C'est ainsi que l'on arrive à des situations dramatiques,une à Aubervilliers,une autre à Cachant,à Saint-Denis,Saint-Ouen ou Montreuil.Ensuite,il y a la question du mode d'attribution du logement social.Elle se fait selon une procédure démocratique,en fonction d'un ordre d'inscription sous la responsabilité de la préfecture,de la ville.Or depuis plusieurs années des réseaux mafieux repèrent les logements sociaux que leurs locataires viennes de quitter,qui sont vident le temps de réaliser quelques travaux avant d'accueillir de nouveaux occupants.Et contre financement-jusqu'à 1 500 euros,1 700 euros-ils explosent les portes et installent des familles.Celles-ci réclament alors de rester.Mais à Aubervilliers,3000 demandeurs de logements attendent.Si on acceptait de céder à cette méthode,cela deviendrait la loi de la jungle.Et ce serait au détriment des plus pauvres.

Quelles relations avez-vous avec les associations qui soutiennent ces squatteurs ?

Lucien Marest.

Il nous est souvent arrivé de travailler avec DAL et d'autres pour trouver des solutions lors de problèmes antérieures mais,dans ce cas précis je soutiens la position de l'OPHLM,qui refuse de négocier quelque relogement que ce soit.Nous ne mettrons pas le doigt dans cet engrenage.IL n'est pas question que des personnes qui se sont imposée par ces méthodes passent devant ceux qui attendent leur tour pour avoir un logement social.C'est ma fierté de communiste de dire qu'on ne doit pas confondre revendication sociale,démarche de solidarité et système mafieux.Il faut exprimer sa solidarité avec tous ceux qui sont mal logés en faisant pression sur les autorités pour que toutes les villes acceptent de les accueillir,de prendre leur responsabilité en construisant des logements sociaux.

Que pensez-vous de la visite de la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères,Rama Yade,qui a directement mis en cause la municipalité ?

Lucien Marest.

C'est une provocation.Si elle veut avoir un rôle,qu'elle obtienne de la péfecture la table ronde que nous demandons depuis le début.Aubervilliers a plus de 40% de sa population dans l'habitat social et n'a pas de leçon à recevoir de Rama Yade.Elle oublie qu'elle siège dans le gouvernement au côté de Brice Hortefeux,le ministre qui expulse tous les quatre matins des gens qui ont toute légitimité à vivre dans ce pays.

Entretien réalisé par

Jacqueline Sellem l'Humanité du 8 / 09 / 07
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