Posté le 22.09.2007 par rassemblerlagauche
Samedi 29 septembre 2007 : « 4 heures contre les franchises médicales et pour l’accès aux soins pour tous »
Par : Commission santé
Mis en ligne : 29 septembre
A moins de 2 mois du passage à l’Assemblée Nationale de la loi de finance de la sécurité sociale, le 29 septembre pourrait permettre de franchir une étape. Tout indique que cette initiative peut être une réussite.
Les communistes s’engagent dans les « 4h00 contre les franchises »
En Île de France, l’initiative se tiendra au gymnase Japy.
Dans de nombreuses régions des initiatives sont en préparation.
Dans d’autres il serait utile de créer les conditions de la rencontre entre les différentes forces engagées dans le collectif national contre les franchises.
Un modèle national de tract est à disposition. Le recto est national. Le verso est laissé pour les indications dans les régions.
Une affiche sera disponible très prochainement en Île de France.
Le 29 septembre 2007
Pour L’Ile de France
RDV à 14h00
Gymnase—2, rue Japy 75011
Franchises ou Solidarité
- Débat introduit par le Professeur Grimaldi
Inégalités sociales et environnement en Santé
- Débat introduit par l’économiste P. Volovitch
Amplifier la mobilisation
- Débat introduit par les Docteurs F. Nay (gérontologue) et C. Lehman (inititateur de l’appel contre les franchises)
Egalement des « 4h00 » à Marseille , Toulouse, Maubeuge, Bordeaux, Lorient, Limoges….
SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA FRANCHISE MEDICALE : www.appelcontrelafranchise.org
Organisations signataires de l’appel : Act up, Aides, Alter Ekolo, AMI (Association de défense des malades invalides et handicapés), Appel contre la Franchise, Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef), Association des Médecins Urgentistes de France (Amuf), ATTAC France, CADAC, Collectif féministe Ruptures, Collectif « La Santé n’est pas une marchandise », UD CGT Paris, CGT de l’administration centrale des Affaires sociales, CNDF, Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins (CoMéGas), Confédération paysanne, Convergence citoyenne, Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics, Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux, Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, Coordination Femmes Egalité, Fondation Copernic, FSU, Homosexualités et socialisme, Keratos, Ligue Communiste Révolutionnaire, Les Alternatifs, Les Verts, LMDE, Lutte ouvrière, Mars-Gauche républicaine, MJS, MNCP, MRC, ONSIL, Parti Communiste Français, Parti Socialiste, PCOF, PRCF, PRS, Résistance sociale, Syndicat de la Médecine Générale (SMG), Syndicat des médecins inspecteurs de santé publique (SMISP), SNCDS, SNES, SNICS-FSU, Sud Education, SNUIPP-FSU, Syndicat national des médecins de PMI(SNMPMI), Union des Familles laïques (UFAL), Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM), Union Fédérale Sud Protection Sociale, Union fédérale Sud Santé Sociaux, UNEF, Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS), Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA), Union Syndicale de la Psychiatrie (USP), Union Syndicale Solidaires.
--
Posté le 22.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Christ le vendredi 21 septembre 2007, 15:17 - Lien permanent
!!!!Des mesures d'urgence pour le logement Communiqué du groupe des élus communistes de Plaine commune : "Tout le monde s'accorde pour dire que la crise du logement est à son paroxysme, que jamais nous n'avons connu une situation aussi grave.
Logement Des mesures d'urgence pour le logement Communiqué du groupe des élus communistes de Plaine commune : "Tout le monde s'accorde pour dire que la crise du logement est à son paroxysme, que jamais nous n'avons connu une situation aussi grave. Mais force est de constater que de lourds désaccords perdurent quant aux solutions pour y remédier. Madame BOUTIN laisse entendre qu'une loi obligerait les organismes HLM, publics et privés à vendre 40.000 logements par an. Les demandeurs de logement souhaitent avoir un toit, et ceux qui sont locataires, et le gouvernement le sait bien, n'ont pas tous les moyens d' être propriétaires. Doit-on rappeler que 100 000 personnes sont sans domicile fixe, dont 40% ont un contrat de travail ?! Que 60% des demandeurs de logements sociaux ont des ressources inférieures à 60% des plafonds d'attribution ?! Etant donné la gravité des situations vécues par des millions de nos concitoyens, l'urgence est à un plan national pour le logement permettant la construction de milliers de logements, notamment sociaux. 1,3 million de ménages ont déposé une demande de logement social, trois fois plus que les logements attribués en une année. Un chiffre à mettre en correspondance avec les quelques 1,5 millions de logements vacants que compte notre pays. Qu'attend le gouvernement pour appliquer la loi de réquisition ? Sur le département de Seine-Saint-Denis, ils sont 55.000 malgré le nombre important de logements livrés chaque année. Notre communauté d'agglomération compte parmi ses membres la ville qui construit le plus de logements en Ile-de-France, dont 40 % de logement social. Les amis de Madame BOUTIN, eux, refusent toujours de respecter la loi sur les 20 % de logements sociaux, car ils ne veulent pas accueillir des populations moins fortunées. Nous avons besoin d'au moins 400.000 logements par an pendant quelques années. Et de vrais logements sociaux accessibles aux plus modestes, partout ! Les élus communistes et partenaires de la communauté d'agglomération Plaine Commune, regroupant les villes d'Aubervilliers, La Courneuve, Epinay sur Seine, L'Ile-Saint-Denis, Pierrefitte, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse".
Posté le 21.09.2007 par rassemblerlagauche
Signer massivement l’appel « Pour un monde solidaire sans armes nucléaires »
Par Régis TRILLES le vendredi 21 septembre 2007, 16:18 - France d'après - Lien permanent
Un appel à l'initiative du Mouvement de la paix et de l'Humanité, à destination du président de la République
Non aux escalades guerrières!
Monsieur le Président
Je suis inquiet(e) des projets de votre gouvernement en matière de sécurité et de défense et des récents propos de M. Kouchner, appelant à se « préparer au pire », à une « guerre» contre l'Iran, propos doublés d'une véritable croisade pour faire adopter des sanctions contre l'Iran, « séparées des sanctions aux Nations unies».
Cette attitude rompt avec la stratégie engagée jusqu'alors avec nos partenaires européens, qui différait de celle de George Bush, partisan de la manière forte avec l'Iran.
Ce brusque alignement de la diplomatie française est d'autant plus stupéfiant que, dans son rapport récent, l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) estime avoir franchi « un pas en avant significatif » concernant les inspections et la transparence des programmes nucléaires iraniens. Passer outre l’ONU et mettre en cause les efforts de l'AIEA fragilise les négociations en cours et le système de sécurité international.
La prolifération nucléaire menace la survie de l'humanité. Seul un processus global de désarmement nucléaire peut répondre à ces risques de prolifération.
Monsieur le Président, c'est à cet effort urgent que la France doit se consacrer. Menacer d'une guerre sous prétexte de manquements au traité de non-prolifération, quand la France contrevient elle-même à ce traité en poursuivant de nouveaux programmes nucléaires, est un crime contre la raison, la justice et la Paix.
Dans le même temps, vous appelez à une intégration plus poussée de la France et de l'Europe dans l’OTAN, à augmenter les ventes d'armes et à accroître les dépenses militaires des pays de l'Union européenne. Ces politiques vont accentuer la militarisation des relations internationales, relancer une nouvelle course aux armements, et nous entraînent vers les pires confrontations.
Monsieur le Président, la France a tout à perdre dans ces orientations militaires et ces démonstrations d'allégeance atlantiste.
Pour sa sécurité et son honneur, je vous demande au contraire de mettre tout en œuvre pour renforcer l'ONU et le système de sécurité international, relancer les processus de désarmement et construire une Europe active pour la paix du monde.
Nom
Prénom
Adresse et signature
Signatures à renvoyer à: l'Humanité, « Non aux escalades guerrières », 32, rue Jean-Jaurès 93528 Saint-Denis Cedex.
En ligne sur: http://www.mvtpaix.org/
Posté le 21.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Michel FRERE le vendredi 21 septembre 2007, 09:47 - Lien permanent
Jeudi 20 septembre soir Mr Sarkozy s'est livré à un joli numéro d'exercices médiatiques. La recette est toujours la même : Dire ce que les Français aiment entendre .... mais.... toujours pas ''''de rendez vous concret.
Devant deux journalistes (????) qui avaient du mal à sortir de leur rôle de courtisans, Mr Sarkozy a réutilisé la recette qui a marché pour son élection, et qui fait dire :"lui au moins il parle simple et s'intéresse aux vrais problèmes". Et c'est vrai qu'il parle clair et qu'il s'intéresse au vrai problème: C'est vrai que cela paraît incongru de voir que des travailleurs bénéficient d'avantages différents selon leur statut. C'est vrai qu'il n'est pas normal de voir des fraudes fiscales impunies et des excès de contournement de la sécurité sociale (on a tous des exemples autour de nous). C'est vrai que le niveau de vie à baissé et que le pouvoir d'achat diminue. C'est vrai que certains immigrés profitent du rapprochement familiale pour augmenter leur revenu ou pour d'autres trafics.
Alors que dit Sarkozy? Il dit tout cela. C'est simple tout le monde peut le voir. Il le dit avec des accents de révolte, car là est le génie médiatique de Sarkozy : UTILISER LA REVOLTE DES FRANCAIS POUR FAIRE PASSER DES REFORMES REVOLTANTES! Il a parfaitement compris que les Français sont dans le mal être. Il a parfaitement compris que les Français sont à bout et sont au bord de la révolte. Il utilise cette révolte pour la détourner du but initiale.
Contre quoi se révoltent les Français? : Sur ces personnes qui profitent du système social pour vivre alors que leur travail ne leur rapporte pas grand chose; sur ces immigrés qui viennent en France toucher les allocations familiales venant aggraver le déficit de la France; sur ces riches qui payent des soirées à 3000€ pour leur enfant alors que nous avons du mal à acheter un DVD pour faire plaisir à un ado; etc... etc...
Que dit Sarkozy? : Il dit tout cela MAIS il oublie de préciser que si les immigrés viennent en France c'est parceque pendant des années la France a mis en place un système qui les a empêché de se développer et de subvenir à leur besoin dans leur pays. Il oublie de dire que ce ne sont pas que les fraudes qui grèvent le buget social mais aussi les cadeaux fiscaux fait depuis des années à des entreprises et à des profiteurs. Il dit qu'il va lutter contre les profiteurs.... Bon attendons. Il dit qu'il va lutter contre les entreprises chinoises qui ne respectent pas les normes d'environnement. Bon attendons....Il dit que c'est pas normal que des patrons et des actionnaires votent pout l'augmentation du salaire du Directeur et diminuent les salaires de base... Bon attendons.
Alors en attendant il flatte: il flatte les fonctionnaires, il flatte les entreprises du MEDEF, il flatte les Iraniens, il flatte... il flatte .. Il flatte.... MAIS en attendant .... En admettant que toutes ces mesures soient bonnes pour l'avenir des Français... quand en verrons nous les effets? Quand PPDA demande qu'avez - vous fait depuis mai 2007? Réponse: "nous avons réformé". MAIS ce qu'attend le Français c'est une augmentation du pouvoir d'achat, c'est une diminution du chômage, c'est un désir d'être Français. Un seul rendez vous a été fixé par Mr Sarkozy : un taux de croissance entre 2,5% et 3% pour 2008. Dans la lutte contre le chomage : aucun chiffre; Pour l'augmentation du pouvoir d'achat: aucun chiffre. Hier je regardais la chaîne "TOUTE L'HISTOIRE" et je n'ai pu m'empêcher de faire un parralèle entre un certain "Mr. CYNIQUE " et Mr Sarkozy. "Je vous promet que vous serez plus heureux et je vous propose la société suivante : "ENRICHISSONS LES RICHES POUR QUE (S'ILS LE VEULENT BIEN) ILS PUISSENT DONNER AUX PAUVRES". __Ceci ne me fait pas rêver.__
Posté le 21.09.2007 par rassemblerlagauche
Posté le vendredi 21 septembre 2007 par benoit - resistercreer.gauchepopulaire.fr
Réaction d'Olivier Dartigolles à la « remarquable » intervention télévisée de Nicolas Sarkozy
Je suis absolument écoeuré après avoir vu Sarko à la télé ! Ecoeuré !! C'est quoi ces journalistes ?? Mais comment font-ils pour ne jamais poser les bonnes questions ? C'est donc ça qu'ils apprennent dans l'experience du métier ? Sur le financement des retraites, Sarkozy nous raconte qu'il doit trouver les financements nécessaires, qu'il ne peut pas inventer l'argent, et il ne parle que des régimes spéciaux... Je trouve normal qu'il essaie de tromper son monde. Mais n'importe quel journaliste compétent lui indiquerait que ça ne concerne que 4% des actifs et que ça ne regle en rien la question du financement. Mais eux, ils opinent du chef ! Une question sur les franchises ? Réponse sur alzheimer et la nécessité de relever le défi de la maladie ! Ôô Non mais qu'il nous prenne pour des anes, ça n'étonne personne. Mais oh ! Les journalistes bon sang ! Je pourrais en donner au moins 5 questions réponses de ce type ! C'est une honte. Franchement, on peut pas laisser passer ça !
Posté le 21.09.2007 par rassemblerlagauche
Réaction d’Olivier Dartigolles à la « remarquable » intervention télévisée de Nicolas Sarkozy
Mis en ligne : 21 septembre
L’activisme médiatique du Président Sarkozy commence à atteindre ses limites.
Son heure d’explication aux journaux télévisés de TF1 et France2, assez laborieuse pour vanter les « mérites » de l’équipe gouvernementale, peine à masquer l’essentiel : en s’invitant sur les plateaux, le Président de la République entend continuer à anesthésier l’opinion publique pour mieux imposer à marche forcée son entreprise de démolition des garanties fondamentales du droit du travail et de la protection sociale.
Ce soir, force est de constater que ses ficelles de « communiquant » commencent à s’user.
Pour la troisième fois en trois jours, Nicolas Sarkozy nous parle. Ses groupies du Medef en raffolent. L’idole des patrons du CAC 40 se charge de tout : annonce, promotion et explication de ses propres discours. Rien que ça.
Mais à force de vouloir imposer sa vérité, qu’il voudrait universelle, il pourrait bien être rattrapé par la réalité. Dans les prochains jours, c’est un tout autre air qu’entendra le Président de la République.
Le premier rendez-vous est fixé pour le 29 septembre, lors de la journée de mobilisation contre les franchises médicales.
Le Parti communiste français, qui travaille à une riposte unitaire de toute la gauche, contribuera à la riposte par une semaine d’actions, décentralisées, se concluant par un rassemblement à Paris le 27 octobre prochain.
Paris, le 20 septembre 2007
Olivier dartigolles, porte-parole du PCF.
Posté le 21.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Bruno CADEZ le jeudi 20 septembre 2007, 18:41 - Lien permanent
Ci-dessous, l'éditorial de Liberté-Hebdo qui paraitra ce vendredi 21 septembre. Le journal revient également longuement sur le succès de la fête de l'Humanité.
Il est temps que la vérité éclate sur la société que nous concoctent Sarkozy et ses acolytes de la grande bourgeoisie d’affaires. Il est temps que l’on sache qui il est, et ce qu’il veut. Celui qui serrait la main des ouvriers durant la campagne électorale est bien décidé aujourd’hui à les poignarder dans le dos. Ce président n’a rien de populaire : il est un ennemi du peuple. En présentant son programme soit-disant social, il a dévoilé ce qui sous-tend les réformes à venir. La volonté de détruire très rapidement toute idée de solidarité, de droits et de protection sociale pour soumettre la France à ce libéralisme le plus débridé qui fracture de part en part la planète. Car le président ne se contente pas de remettre en cause la retraite de certains régimes dits « spéciaux ». Il s’attaque au droit à la retraite de tous les salariés ; il veut en finir avec le code du travail, en supprimant notamment toutes les garanties accordées au salarié en cas de licenciement (autrement dit, le CNE pour tous) ; il enterre les 35 heures ; il veut obliger les chômeurs à accepter n’importe quel emploi sous-payé (même les chômeurs de plus de 57 ans, qui ont souvent été licenciés et donc interdits de travailler) ; il veut favoriser les assurances privées pour financer soi-même sa protection sociale ou encore limiter le financement des hôpitaux aux activités rentables… La France de demain risque fort de ressembler à cette Amérique dépeinte dans les films de Michael Moore, où seuls les plus riches peuvent se soigner et vieillir dignement. L’ampleur de l’attaque est gravissime et la riposte doit être à la hauteur. Rien n’est perdu pour autant. On peut ainsi se féliciter que l’ensemble des forces de gauche se soient entendues pour appeler à s’opposer à cette politique, avec une première étape le 29 septembre contre les franchises médicales. Cinq fédérations de cheminots appellent à la grève le 17 octobre. Surtout, on a pu constater, le week-end dernier, lors de la fête de l’Humanité, que toute la France était loin d’avoir succombé au sarkozysme. Au contraire, une forte proportion de celle-ci, notamment chez les jeunes, n’est pas prête à se laisser faire et ne cache pas sa volonté d’en découdre. Encourageant, non ? Bruno CADEZ
Posté le 20.09.2007 par rassemblerlagauche
Loi sur l’immigration : La droite ouvre la chasse à l’homme !
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 septembre
A quatre heures ce matin, à l’Assemblée nationale, une forte majorité de députés UMP a voté la quatrième loi, en cinq ans, contre les migrants.
Le droit au regroupement familial est subordonné à une sélection par l’argent, a des critères à connotations colonialistes, et racistes. Un amendement ignoble institut désormais des tests ADN.
L’acharnement de messieurs Mariani et Hortefeux rappelle d’autres temps. Avec leur conception de « l’immigration choisie », ils veulent fixer, arbitrairement, un nombre d’entrants, trier un certain nombre « d’admis » selon des critères économiques, et selon les besoins du patronat. Pour mieux stigmatiser, l’ensemble des migrants, faire ainsi, contre toutes et tous, de la peur et du mépris, de la division et de la méfiance, de la régression des valeurs fondamentales, des moyens d’exploitation à outrance.
Les étrangers, surtout s’ils sont pauvres, sont accusés d’être de dangereux perturbateurs « d’identité nationale ». Dans cette politique ils sont d’autant plus suspects qu’ils luttent pour s’en sortir, et acquérir des droits.
Satisfaits de leur oeuvre discriminatoire, les députés UMP en ont rajouté en votant un autre amendement permettant de ficher les gens sur critères raciaux et ethniques. C’est la porte ouverte à l’organisation d’un fichier des migrants, violant les lois sur la bioéthique en France, violant des valeurs essentielles.
C’est une honte !
Ces votes abjects rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. Inspirés des scandaleuses théories dites du choc des civilisations, ces votes instaurent un système de néo-apartheid, de nouvelles formes de colonialisme.
Le Parti communiste français en appelle à la riposte, à la résistance de tous, citoyens en France et du Monde.
Parti communiste français
Paris, 20 septembre 2007.
Voir aussi : - Surtout ne lâchons rien face aux lois populistes ! Construisons de nouvelles solidarités
Par Éliane Assassi, sénatrice, présidente de l’Association des élus communistes et républicains de la Seine-Saint-Denis.
Posté le 20.09.2007 par rassemblerlagauche
Par philippe tixier le jeudi 20 septembre 2007, 07:43 - politique - Lien permanent
Voilà où on en arrive !
De « bons »petits soldats qui se croient généraux, pour faire plaisir à leur empereur, c'est à faire pleurer, vraiment comment la France peut-elle changer à ce point !
[STRASBOURG (AFP) — Un courriel, qualifié de "grosse bourde" par l'inspection académique (IA) du Haut-Rhin, a été adressé lundi à quelque 850 directeurs d'écoles élémentaires pour leur demander de recenser les élèves sans-papiers, suscitant un tollé dans le milieu enseignant.
Le mail demandait aux directeurs de faire savoir "dans la journée" s'ils avaient des élèves sans-papiers dans leur établissement. Devant la levée de boucliers, l'inspection envoyait l'après-midi même un second courrier électronique stipulant que le premier était une "erreur" et était "sans objet".
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a regretté la "maladresse" de l'IA et assuré qu'il n'y avait "évidemment pas de volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles d'immigrés".](AFP 20h 19 09 07-
http://afp.google.com/article/ALeqM5ilaAEQiJy2XIS5UGLlX4CHrvwlnw)
Mais le mal est fait, Monsieur le ministre, ce n'est pas une « maladresse », le fond de ce mail est pourri, il faudrait remettre c'est inspecteur devant des élèves et avec un tuteur ou conseiller pédagogique en permanence !
Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud !
philippe tixier
Posté le 20.09.2007 par rassemblerlagauche
Par Jean Eau le mercredi 19 septembre 2007, 21:19 - Economie - Lien permanent
man.gif
Par Denis Durand, secrétaire du syndicat CGT de la Banque de France (1).
Une cause fondamentale des turbulences boursières actuelles est la prévalence de l’accumulation financière et la tendance à la suraccumulation financière qui règne depuis vingt-cinq ans. La taille et le pouvoir des marchés financiers se sont démesurément accrus depuis la fin des années soixante-dix, sous l’impulsion notamment des États-Unis. Ce pouvoir s’est exercé en relation avec les politiques publiques et sur les gestions d’entreprise, de sorte que les entreprises donnent plus que jamais la priorité à la rentabilité de leur capital pour les plus gros actionnaires, et rationnent, pour y parvenir, les salaires, l’emploi et les dépenses de formation. De leur côté, les politiques économiques néolibérales poussent à la « flexibilisation » du marché du travail, mettent en cause les systèmes de protection sociale, freinent le développement et privatisent les services publics. Tout cela a fragilisé la croissance.
Le krach du printemps 2000, qui a annoncé la récession de 2001-2002, a partiellement « dégonflé » cette suraccumulation. Un nouveau cycle conjoncturel s’est enclenché, conduisant à une forte croissance dans le monde depuis 2004 avec l’essor des pays émergents, particulièrement. Mais le dégonflement n’a été que partiel. Depuis, les Bourses ont battu de nouveaux records avec, notamment, le financement d’implantations dans les « pays émergents » et les rachats d’entreprises avec effet de levier (LBO). Une partie de l’argent placé dans la finance s’est reportée sur l’immobilier.
Cette inflation financière n’a été possible que grâce à une expansion extrêmement forte du crédit et de la création monétaire. Le retournement du marché immobilier aux États-Unis a mis en difficulté dans le monde entier certains fonds fortement impliqués dans cette spéculation et de nombreuses banques, obligeant les Banques centrales à intervenir. Par leurs injections massives de liquidités, elles réussiront probablement à éviter, dans l’immédiat, un effondrement du système bancaire, mais elles auront relancé l’inflation financière : elles n’auront fait que repousser les échéances, jusqu’à une prochaine crise, qui sera encore plus grave, car déclenchée dans une conjoncture globale moins favorable.
Les mesures gouvernementales adoptées en France tendent à acclimater dans notre pays les moeurs dangereuses du marché hypothécaire américain. Et l’idée d’introduire plus de « transparence » dans le fonctionnement des marchés ne résoudra pas le problème. Dans l’hypothèse, sans doute la plus vraisemblable à ce stade, où les Banques centrales permettraient au système financier de tenir le choc et où la croissance économique serait encore suffisamment robuste pour résister au krach immobilier, les problèmes seraient-ils résolus pour autant ? Non, la suraccumulation financière serait toujours là. Et les dangers des prochaines crises seraient d’autant plus grands qu’elles risqueront de se produire dans une conjoncture mondiale beaucoup moins favorable. Les solutions doivent porter sur le fond.
Une composante essentielle consisterait à intervenir contre ce qui a permis la suraccumulation financière : la mobilisation des crédits bancaires au service de la spéculation et de la croissance des marchés financiers. Les Banques centrales devraient renverser la logique de leur politique monétaire. Au lieu de favoriser les opérations financières et de sacrifier l’emploi et la croissance réelle, elles devraient encourager les banques à financer en priorité les projets contribuant à développer l’emploi, la formation des salariés, le développement des nouvelles technologies. Elles en ont les moyens techniques. Leur mise en oeuvre est une question de volonté politique et d’efficacité des luttes sociales.
(1) Auteur de Un autre crédit est possible, Éditions le Temps des cerises.
Une trajectoire néolibérale impérialiste
Par Gérard Duménil, économiste, directeur de recherche au CNRS (1).
La crise financière du mois d’août a son origine aux États-Unis, dans les pratiques d’institutions financières privées. Ces entreprises sont massivement entrées, depuis peu d’années, dans le secteur du crédit (au logement, mais aussi à la consommation), garanti par l’hypothèque du logement. Elles se sont engagées sur le marché « juteux » des ménages présentant une faible capacité de paiement (« Personne ne veut vous prêter, nous si ! »). Elles financent leur activité en revendant à d’autres agents (particuliers ou fonds, nationaux ou étrangers) des titres qui sont la matérialisation de créances hypothécaires sur les ménages emprunteurs. Cette caractéristique explique pourquoi la crise se trouve « exportée », notamment en Europe, à ceux qui se sont rendus acquéreurs de ces titres (et pourquoi elle affecte la Bourse). Enfin, elles se sont substituées à des agences publiques, fraîchement nationalisées, dont la part du marché est en voie de régression. L’État néolibéral s’est donc privé d’un outil d’intervention dans les mécanismes du - crédit.
Sachant que le taux d’endettement des ménages aux États-Unis est gigantesque, on peut imaginer que la situation n’est pas prête de s’apurer. On prétend que deux millions de ces ménages seraient confrontés à la saisie de leur logement. Le problème est de savoir si les politiques de lutte contre les effets de la crise (la contamination à l’économie réelle et aux autres institutions financières) pourront assurer ce qu’on appelle « un atterrissage en douceur ». Les chiffres, qu’on peut lire dans la presse, correspondant au refinancement des banques par les crédits que leur octroie la Banque centrale (la « politique monétaire »), sont souvent fantaisistes. Aux États-Unis, le montant (le stock) de ces crédits a été porté de 25 milliards de dollars environ à 50 milliards pendant quelques jours. Rien de si fantastique (beaucoup plus avait été fait pour le 11 septembre 2001). On peut néanmoins observer, en fin de mois, une seconde vague de crédits, moins forte mais plus durable, qui révèle une persistance certaine de la crise - une seconde intervention de la FED qui semble avoir peu de précédents. Jeudi 6 septembre, nouvelle injection de 30 milliards, et pour quinze jours. Odeur de roussi ! L’ancien président de la FED, Alan Greenspan fait une déclaration explosive, comparant la situation actuelle à de - redoutables précédents historiques, notamment la panique financière de 1907 (il évite soigneusement d’inclure 1929 dans sa liste). Bien malin celui qui sait combien de temps il faudra pour méner l’assainissement à son terme. Mais il est clair que le gouvernement des États-Unis est complètement engagé à soutenir son économie, ce qui ne signifie pas qu’il métrise tout, notamment la - propagation internationale. Nous ne sommes plus en 1929.
La situation est compliquée, car - de toute manière, crise financière ou pas -, l’économie états-unienne est au bord d’une nouvelle récession. Tous les leviers des politiques de soutien de la production sont tirés (taux d’intérêt des crédits à long terme faibles, déficits budgétaires, dollar bas), si ce n’est que les taux à court terme sont remontés. Probablement pas pour longtemps, mais cela suffira-t-il à éviter la récession ?
En fait, il faut voir dans cette menace de récession et dans la crise financière deux manifestations des problèmes liés à la trajectoire sur laquelle s’est engagée l’économie des États-Unis depuis le début du néolibéralisme (soit plus de vingt-cinq ans) : consommation folle, déficit du commerce extérieur, financement de l’investissement par le reste du monde. Une trajectoire sans précédent, caractéristique de la configuration actuelle néolibérale impérialiste, sous hégémonie états-unienne. La rectification de cette trajectoire sera longue. Elle aura un coût ; crise et récession en sont les premiers épisodes.
(1) http://www.jourdan.ens.fr/levy