Posté le 05.09.2007 par rassemblerlagauche
Retraites: Bernard Thibault (CGT) rappelle au pouvoir les grèves de 95
Interview de Bernard Thibault (Durée: 1mn31)
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a mis en garde les pouvoirs publics contre toute réforme "unilatérale" des régimes spéciaux de retraite, rappelant les grèves ayant paralysé la France en 1995, mercredi dans un entretien avec un journaliste de l'AFP.
Des articles de presse ont évoqué, en début de semaine, la volonté du gouvernement de publier un décret pour réformer les régimes spéciaux de retraite d'ici fin 2007.
"Si le gouvernement souhaite procéder par décret, c'est-à-dire prendre des décisions unilatérales et nous mettre devant le fait accompli comme ce fut le cas en d'autres temps", il pourrait entraîner le pays vers "des tensions" comparables à celles des grèves qui avaient paralysé la France en novembre et décembre 1995, a averti M. Thibault.
A l'automne 1995, Alain Juppé, alors Premier ministre, "sur le perchoir de l'Assemblée nationale, avait décrété que, s'agissant de certains régimes spéciaux de retraite, on allait passer à une réforme unilatérale. On a vu que le pays avait été confronté à un blocage très important", a-t-il souligné."Donc j'alerte le gouvernement sur la procédure qui va être utilisée pour aborder ce sujet", a-t-il mis en garde.
Thibault a souligné en outre que le gouvernement ne parlait que "de certains régimes spéciaux". Outre les agents SNCF, RATP ou les salariés des Industries électriques et gazières (IEG), entre autres, les parlementaires bénéficient eux-aussi d'un régime spécial de retraite. Pour le syndicaliste, "chaque régime spécial est, par définition, une particularité qui s'explique historiquement et économiquement" et il faut apprécier chaque statut "de manière globale, en tenant compte des conditions de travail, de rémunération, des horaires de travail".
En tous état de cause, la CGT "expliquera aux Français qu'en aucun cas, contrairement à ce que dit le gouvernement, il ne suffira de modifier les règles applicables aux régimes spéciaux pour que l'avenir des retraites en général se trouve résolu", a-t-il conclu.
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Posté le 05.09.2007 par rassemblerlagauche
Fête de l’Humanité : les débats du stand du Conseil National
Par : Conseil national
Mis en ligne : 28 août
* Samedi 15 septembre
11h : « Quel projet, quelle stratégie, où va la droite ? ».
16h30 : « Le nouveau traité européen : quel contenu, quels enjeux en France, en Europe ? »
* Dimanche 16 septembre
11h : « Le Communisme, quel projet, quelle pertinence au XXIème siècle ? ».
14h 30 : « La place du monde du travail et des syndicalistes dans la construction du rassemblement et le projet politique », avec la participation de nombreux syndicalistes.
Le site de la fête, c’est ici
Posté le 04.09.2007 par rassemblerlagauche
Le Medef veut « jouer le jeu » mais les dés sont pipés
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 29 août
Cette année, l’université d’été du Medef a pour thème : « jouer le jeu. ». L’organisation présidée par Laurence Parisot affiche décidément un cynisme à toute épreuve et se plonge avec délectation dans « les eaux glacées du calcul égoïste. » Pour le syndicat patronal, jouer le jeu, c’est surtout faire respecter les règles injustes d’un capitalisme mondialisé qui lui sont si profitables.
Dans la continuité du gouvernement précédent, les cent premiers jours du gouvernement Fillon ont exaucé de nombreux souhaits du Medef. Exonération de cotisations sociales, droits de succession, bouclier fiscal, mise en cause du droit de grève, l’imagination de la droite française est décidément sans limite quand il s’agit d’augmenter les profits de la classe dominante. Tout cela évidement au détriment des salariés qui devront payer de nouvelles franchises médicales, subir une TVA « social » et voir leurs services publics se dégrader avec les suppressions massives d’emplois dans la fonction publique.
Dans le journal Le Monde, daté du 29 août, Laurence Parisot se réjouit de la venue du Président de la République ; et pour cause ! La liste des cadeaux du patronat est encore longue, allongement de la durée de cotisation pour le départ en retraite, permis de licencier avec le contrat unique, abandon de l’ISF, pour ne citer que ces exemples. La Présidente du Medef se frotte déjà les mains avec les cadeaux qui ne manqueront d’accompagner le discours de Nicolas Sarkozy.
A contrario des applaudissements que lui réservent les grands patrons, une toute autre musique est réservée au Président de la République lors de la prochaine fête de l’Humanité. Ce sera celle de la colère de plus d’un demi millions de personnes décidées à ne pas se laisser faire. Alors que le Medef annonce sa volonté de « jouer le jeu » avec des dés pipés, la résistance et la construction d’une véritable alternative doit émerger dans l’ensemble du peuple de gauche.
Parti communiste français
Paris, le 29 août 2007.
Posté le 24.08.2007 par rassemblerlagauche
La mort des abeilles met la planète en danger
De Paul Molga
Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.
C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. « Syndrome d’effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.
L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »
http://www.lesechos.fr/info/energie...
De : PAUL MOLGA
mercredi 22 août 2007
Posté le 24.08.2007 par rassemblerlagauche
Une fois de plus, merci Marie-George, d’ évoquer, lors de votre texte sur les ravages du dopage, les compagnes de sportifs de haut niveau et, peut-être plus largement, l’entourage de ceux-ci. Ancienne petite bête à concours dans l’une des premières filières Sport-Etudes des années soixante dix, j’ai abandonné au crépuscule de mon adolescence toute activité sportive compétitive constatant, amèrement, l’aliénation que représentait ce rite, sans cesse renouvelé, entraînement- compétition - satisfaction (Surtout manger à sa faim dans un sport de catégorie de poids). Et puis un jour, nous voyons un autre fonctionnement du monde, surtout à l’adolescence, l’envie, notamment, d’étreindre un autre être que nous-même ou de partager avec d’autres des expériences différentes et moins aliénantes. Afin de pouvoir s’intégrer dans d’autres cercles d’amitié, les sportifs doivent se déprendre d’habitudes contractées dès leur plus jeune âge et qui nuisent à leur développement humain. Pour finir, je me souviens de Nike, Portland-Oregon et de New-Balance, Ireland, si mes souvenirs sont bons, dans les années soixante-dix étaient des marques qui représentaient une certaine contestation contre le sport de compétition et ses avatars. Lorsque nous observons le développement de ces marques aujourd’hui, il y a de quoi pleurer... sur leurs désirs primitifs. Philippe Rupcic
Posté le 24.08.2007 par rassemblerlagauche
vendredi 24 août 2007 (14h06) :
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge
1 commentaire
Entretien réalisé par Lionel Venturini
"Pas de renoncement dans le sport"
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge contre les médecins défendant un dopage encadré.
Au nom du pragmatisme en matière de lutte antidopage, considérant qu’ "un sport parfaitement propre qui exclurait le dopage est un idéal inatteignable, un peu similaire à l’idéal d’une société sans drogue", le chercheur suisse Alexandre Mauron prônait dans nos colonnes une politique de réduction des risques, comme l’a fait la Suisse à l’égard des drogues illicites (voir l’Humanité du 16 août 2007).
Impossible de renoncer à se battre, réagit en retour l’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet, actuelle secrétaire nationale du PCF. Entretien.
Qu’est-ce qui vous fait réagir dans cette posture, partagée par certains spécialistes de la lutte antidopage, voulant que « le sport ne soit pas différent d’autres activités humaines où se développent des "pratiques dopantes", c’est-à-dire d’augmentation des performances par des moyens plus ou moins technologiques », comme nous le déclarait récemment un chercheur suisse, Alexandre Mauron ?
Marie-George Buffet. C’est ce renoncement prôné à travers cette interview. Personne ne peut affirmer que demain le sport sera entièrement « clean », etc. Mais est-ce que ça vaut le coup ou pas de se battre pour faire reculer des pratiques dopantes de plus en plus humiliantes pour les individus ? Alors que nous allons déjà vers des « biomen », trimballant des pochettes de sang pour pratiquer des transfusions sanguines ? Je pense que ceux qui prônent une codification au fond des pratiques dopantes concourent à ce que le spectacle sportif se perpétue comme le moyen pour les sponsors d’êtres récompensés de leurs efforts.
C’est selon vous une atteinte au sens même du sport.
Marie-George Buffet. Alors que le sport devrait être avant tout le dépassement individuel, le plaisir collectif, le beau geste, l’incertitude… Nous assistons au contraire à la construction d’hommes et de femmes sportives dans le but d’atteindre une performance donnée. C’est comme de considérer qu’il est tout à fait normal de consommer autant d’antidépresseurs, qu’il faut cela pour que des salariés en butte à des conditions de travail dégradées continuent à travailler, pour que la rentabilité de l’entreprise perdure à son niveau. C’est une atteinte aux individus. Car la pratique dopante est dure pour l’individu, dure pour le corps.
…et pour son entourage également.
Marie-George Buffet. Bien sûr ! J’ai parlé avec des compagnes de coureurs cyclistes. Certaines m’ont remerciée d’avoir mis leur mari en prison, parce qu’elles n’en pouvaient plus. Des coureurs font leurs transfusions sanguines dans la baignoire familiale ! Et le réfrigérateur est rempli de produits, au milieu des aliments…
Le pragmatisme défendu, un encadrement du dopage, vise la santé de l’athlète.
Marie-George Buffet. Le vrai pragmatisme, c’est de ne pas prendre le dopage de manière isolée. Que le sportif trouve dans les antennes régionales de lutte contre le dopage l’écoute nécessaire : cela suppose de leur accorder des moyens. On réduit trop souvent le dopage à la seule pratique de haut niveau. Si la lutte contre le dopage se contente de lutter contre les réseaux et de punir sportivement l’athlète, on n’arrivera à rien. Il y aura toujours appel quelque part à des pratiques dopantes. Il faut à la fois jouer sur le dopage lui-même, mais aussi changer les conditions de pratique du sport. Que l’argent ne dicte pas sa loi au sport. Or les clubs ont maintenant la possibilité d’être cotés en Bourse. On voit apparaître des structures privées comme le Team Lagardère où les sportifs sont, quelque part, sortis des fédérations et du mouvement sportif.
Votre loi antidopage de 1998, toilettée récemment, a bientôt dix ans : des raisons d’espérer ?
Marie-George Buffet. En 1998, lorsque j’étais ministre des Sports, c’est contre les contrôles des douanes que des coureurs du Tour de France avaient mis pied à terre, en disant : « Laissez-nous faire ce que l’on veut… » En 2007, des coureurs du Tour mettent pied à terre pour dire leur ras-le-bol des coureurs dopés. C’est bien qu’il s’est passé entre-temps quelque chose dans le mouvement sportif.
http://www.humanite.fr/2007-08-23_S...
De : Marie-George Buffet
vendredi 24 août 2007
Posté le 24.08.2007 par rassemblerlagauche
Sarkozy … une menace pour l’information et le service public de l’audiovisuel
de SNJ-CGT
La lettre de mission adressée, en plein cœur de l’été, par Nicolas Sarkozy à la Ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, porte en elle de multiples dangers pour l’information, le service public de l’audiovisuel et les journalistes.
Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la lettre précise "les points qui, parmi ces engagements" (électoraux du candidat Sarkozy) "nous paraissent prioritaires". Il est demandé à la Ministre d’obtenir "rapidement des résultats" ; un bilan étant prévu dans un an. C’est dire, pour le président de la République, l’urgence des réformes prévues !
Le libéral Sarkozy entend favoriser l’émergence de grands groupes privés.
Il écrit précisément : « A l’issue d’une réflexion stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets, vous nous proposerez, avec la ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi, une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s’appliquent au secteur de l’audiovisuel. En tenant compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la création, l’objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d’affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution. »
La lettre de mission fait peser de lourdes menaces sur le service public de l’audiovisuel.
La diminution des impôts, mesure emblématique de la politique de l’Elysée, n’est pas sans effet sur les politiques publiques et sur leur financement.
Le service public de l’audiovisuel est le premier visé. Rien dans la lettre de mission n’est prévu pour amener la redevance au niveau moyen européen ; aucune mention du non remboursement par l’état des exonérations de redevance…
Au prétexte de voir France Télévisions afficher « une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse », Sarkozy exige de revoir son cahier des charges « pour encadrer les activités » !!!
Comme il n’est pas question de dégager des moyens supplémentaires, la lettre prévoit qu’ « un certain nombre de synergies importantes, qui n’ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en œuvre. Pour les permettre vous proposerez les modifications souhaitables de structures » !
La rédaction nationale de France 3 pourrait être la première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en limitant par exemple les reportages à l’étranger que France 2 pourrait effectuer, voire dans les DOM-TOM avec RFO . Il n’est pas interdit d’envisager un plan social à France Télévisions, une restriction de son périmètre d’intervention, voire à terme la privatisation d’une chaîne.
Radio France, très peu évoquée, pourrait-être soumise au même régime.
Quant à l’audiovisuel extérieur, il fait l’objet d’un traitement particulier.
Les chaînes TV5, CFI , France 24 (caprice de Chirac et cadeau à Bouygues) pour la télévision, RFI et RMC Moyen-Orient pour la radio, sont visées. Christine Albanel est sommée d’élaborer « un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de l’audiovisuel extérieur » dans les meilleurs délais.
On peut se prêter dès aujourd’hui au jeu des pronostics : quelles sont les chaînes appelées à disparaître et/ou celles qui vont fusionner, après la mise en place demandée « d’indicateurs de résultats » ?
Peut-on être plus clair ? Les mesures envisagées pour le service public par la ministre devront permettre l’émergence des groupes privés. En tout cas, elles ne devront pas y faire obstacle.
La presse écrite n’est pas oubliée. La ministre de la communication est invitée à prendre « les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu’elle traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime de distribution et son adaptation à l’univers numérique ».
Nicolas Sarkozy ajoute que « la chronologie des médias doit poursuivre son adaptation » et il demande une révision de la fameuse loi DADVSI (Droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information). Pour y faire figurer les mesures souhaitées par son ami Lagardère écartées par le Parlement ? Les droits d’auteurs des journalistes sont à nouveau menacés au nom de la « chronologie des médias ».
Dans cet inventaire, on notera l’absence de toute référence à l’AFP.
Toutefois, si l’agence n’est pas citée, elle n’est pas oubliée pour autant. Elle est visée par les mesures touchant la presse écrite. Les éditeurs demandent en effet une diminution du montant de leurs abonnements et la négociation du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens (COM) en cours va permettre de les satisfaire. Avant de porter un coup fatal à son statut sur lequel travaillent déjà les services gouvernementaux.
Le SNJ-CGT n’est pas étonné outre mesure ; les mesures exigées par Nicolas Sarkozy sont fidèles à son programme largement exposé durant la campagne électorale. Ces mesures sont dangereuses. La volonté affichée de privilégier la constitution de groupes de premier plan ne vise qu’à mieux encadrer l’information et les pratiques culturelles des citoyens.
Le SNJ-CGT va multiplier les contacts pour permettre la convergence des oppositions à cette politique de régression sociale. Il appelle les journalistes à se rassembler pour la mettre en échec et à participer aux initiatives syndicales.
Montreuil le 22 août 2007.
Word - 88 ko
De : SNJ-CGT
jeudi 23 août 2007
Posté le 23.08.2007 par rassemblerlagauche
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 23 août 2007, 20:12 - Lien permanent
Notre président de la république a des bourrelets de graisse et des journalistes de la presse people se sont permis de les réduire avec photoshop. Voilà la grande nouvelle de la journée auquel nos aboyeurs professionnel de la télévision ont donné toute l'importance. Ainsi va notre pays, des informations bidons dont on en a rien à foutre alors que d'autres problèmes plombent notre vie sociale avec les prix qui ne cessent d'augmenter. Et puis, c'est un bon moyen pour esquiver et faire ignorer ce qui vient d'être décidé par le gouvernement, la suppression de 12000 postes d'enseignants dans l'école publique. 12000 enseignants de moins; cela va encore creuser les inégalités de formation et d'éducation entre ceux qui ont les moyens de se payer des études dans les écoles de riches et ceux des banlieues qui vont encore pâtir d'un manque de professeurs. La FSU semble se remuer, tant mieux, je souhaite qu'un grand mouvement, à la rentrée, regroupant le corps enseignant, les parents d'élèves et les syndicaux ouvriers, viendront contrecarrer cette nouvelle attaque de l'enseignement public.
Posté le 23.08.2007 par rassemblerlagauche
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Par Joël Yan le jeudi 23 août 2007, 09:18 - Lien permanent
Panne d'informatique, orage et très grande colère... Ce Pouvoir a détourné l'expression du Suffrage Universel, il repose sur le mensonge et la démagogie il est illégitime: il a cependant un mérite, il pousse la logique de la Vième République jusqu'à ses dernières limites, vers la Dictature sans fard des riches contre les imbéciles de pauvres que nous sommes pour eux, sans compter les aveugles encore plus bêtes qui ont voté contre eux-mêmes, avec le plein d'images truquées dans la tête. La France a été trahie en 1940 et livrée à l'Allemagne Nazie par la Bourgeoisie au pouvoir, aujourd'hui une autre trahison se construit contre la Volonté Populaire, Sarkhozy se fait Premier Ministre de la France intégrée dans une Europe Confédédérale vassalisée aux USA (qui n'ont d'ailleurs jamais gêné sa construction) dont il serait le président, ce dont a toujours rêvé BAYROU
Posté le 23.08.2007 par rassemblerlagauche
Face à la droite Marie-George Buffet appelle à hausser le ton
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 22 août 2007, 23:32 -
Atteinte au droit de grève à travers le service minimum, franchises sur les actes médicaux, attaques contre le Code du travail… Marie-George Buffet appelle à hausser le ton face au déferlement des mesures prises par Sarkozy.
“La gauche ne joue pas suffisamment son rôle”, affirme la secrétaire nationale du PCF. François Hollande épingle surtout le “style” du président; Moscovici de son côté le trouve “habile, énergique, mais faisant des erreurs”. C’est un terrain de critiques que la dirigeante communiste juge largement insuffisant. ”Il faut donner à voir que l’opposition est là et que d’autres choix sont possibles dans notre pays”, insiste-t-elle.
Dans la crise boursière, l’ancien ministre socialiste des Finances Sapin estime que “les institutions financières ont agi” et qu’on “devrait assister à un retour au calme”. Un discours proche de celui de Lagarde, la très libérale ministre de l’Économie. Marie-George Buffet, par contre, condamne les institutions et les gouvernements qui “laissent faire le marché”. “Les banques centrales interviennent, mais toujours pour soutenir la spéculation au lieu de jouer leur rôle pour développer la croissance, les investissements, l’emploi, la qualification dans notre pays et au niveau européen”.
“Il faut une grande mobilisation populaire pour contrer la politique réactionnaire de Sarkozy”, lance Marie-George Buffet. Elle annonce que le PCF sera à l’initiative d’un grand rassemblement populaire fin octobre ou début novembre, vraisemblablement un meeting. Pour Marie-George Buffet, les premières difficultés auxquelles se heurte Sarkozy ne constituent pas la fin de l’état de grâce car la droite a gagné la présidentielle “sur les idées” et pour mobiliser “la gauche ne peut pas se contenter de critiquer, elle doit porter un projet”.