Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog

Nom du blog :
rassemblerlagauche
Description du blog :
Blog P.C.F
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
06.11.2009

RSS

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or rassemblerlagauche
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· LES RICHES : En plus ils polluent...!!
· EDF-GDF
· FONCTION PUBLIQUE .
· Sur la piste des grandes fortunes .
· Soudain,un cri de bête terrifie le voisinage .

· LA LUTTE DE CLASSE ET LA CONSCIENCE DE CLASSE .
· C'est la faillite : POUR QUI ?
· LOGEMENT SOCIAUX
· UNIVERSITE .
· Le travail source d'épanouissement ?
· Mr COUCHNER .
· FRANCE / AFRIQUE .
· L'ILE LONGUE .
· DROIT DE GREVE .
· Procès Bellacio .( suite )

Voir plus 

Statistiques 779 articles


Derniers commentaires

...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 29.10.2009

juste une quastion : qui a versé les aides publiques? : l'etat. or, l'etat c'est les impots des travailleurs. ...
(Voir la suite)
Par José BoV, le 10.08.2009

lisez ce qui m'est arrivé ! ... lisez tout jusqu'au bout : " car ce qui m'est arrivé à moi peut vous arriv...
(Voir la suite)
Par michèle+frandin+, le 07.08.2009

le tango sarkozien auquel les françcais s'accomodent de plus en plus dans l'hexagone ne doit pas faire perdre ...
(Voir la suite)
Par DEKPEYA, le 15.04.2009

sympa cet article, j'aime bien ce blog :-) ! voici un de mes blogs ou sites principaux : http://www.valen tin...
(Voir la suite)
Par valentin10, le 05.03.2009

g honte detre arrageois je dis non a la venue a le pen dans notre ville kelle honte !!!! je crois ke je v kite...
(Voir la suite)
Par greg, le 04.03.2009

"oui mais! ca branle dans le manche et gare à la revanche quand tous les pauvres s' y mettront... (air connu; ...
(Voir la suite)
Par londiche, le 04.03.2009

soutien au mouvement guadeloupéen nouvelles photos de la manif du 28 fevrier 2009 à paris. fosshttp ://co...
(Voir la suite)
Par cocoducarbet, le 03.03.2009

cyclone katarina sur gaza cyniquem ent dirigé, le cyclone katerina, le cyclone de déraison, de la paranoïa...
(Voir la suite)
Par Lihidheb+mohsen, le 18.02.2009

on moralise, on moralise!!!http: //berpont61.cent erblog.net...
(Voir la suite)
Par Bernard, le 17.02.2009

affaire à suivre !!http://allergi e.centerblog.net...
(Voir la suite)
Par gael, le 16.02.2009

gaza, plus jamais ça j’ai peur, j’ai peur, je le sens, dans mes tripes, dans mon sang, dans mon esprit, u...
(Voir la suite)
Par Lihidheb+mohsen, le 10.02.2009

tout n'est peut être pas foutu si le château s'écroule de l'intérieur, mais dans quel état pitoyable auront-il...
(Voir la suite)
Par Dupont, le 02.02.2009

les sages disaientlien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par Mamoud, le 26.01.2009

pour 2009, voici mes voeux : je souhaite régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de...
(Voir la suite)
Par nina, le 26.01.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Molex,le voyage de syndicalistes à Chicago .

Publié le 06/11/2009 à 04:24 par rassemblerlagauche
Molex, le voyage de syndicalistes à Chicago

Guy Pavan et Denis Parise, syndicalistes CGT de Molex, sont allés manifester, la semaine dernière, devant le siège social de la multinationale, près de Chicago. Ils ont été refoulés de l’assemblée générale des actionnaires mais ont également pu nouer des contacts avec les syndicats états-uniens.

Par Guy PAVAN

Théâtre d’un long et emblématique conflit social, l’usine Molex, à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ne produit plus de connecteurs électriques pour automobiles. La multinationale, basée aux États-Unis, n’a même pas pris la peine de respecter la loi française pour délocaliser la production, fermer le site et le vendre au fonds d’investissement HIG. Celui-ci ne conserve qu’une vingtaine d’emplois, peut-être une cinquantaine, sur les deux cent quatre-vingt-trois. Malgré ses engagements, le gouvernement n’a pas trouvé de repreneur digne de ce nom. Sur place, les syndicats se battent pour que se tienne une table ronde sur l’activité industrielle et obtenir des constructeurs automobiles, PSA et Renault, donneurs d’ordres de Molex, qu’ils s’engagent sur un carnet de commandes qui permettrait le redémarrage de la production. Même s’ils ont les yeux tournés vers un autre avenir, les salariés n’en ont pas tout à fait fini avec leur patron voyou. Au point que deux d’entre eux, Denis Parise et Guy Pavan, syndicalistes de la CGT, ont effectué le voyage jusqu’aux États-Unis, à Chicago, ville qui accueille le siège social de Molex. À la demande de l’Humanité, Guy Pavan a tenu un carnet de bord.

JEUDI 29 OCTOBRE

Nous avons rendez-vous devant les bureaux d’enregistrement de Roissy-Charles-de- Gaulle avec Hélène Bouneaud, conseillère de la CGT pour les questions internationales, et Chrystel Jaubert, journaliste à la NVO. 8 h 30 : rencontre avec Hélène, que nous ne connaissions pas. Nous remplissons les formalités d’embarquement. Arrivée de Chrystel. 11 heures : décollage.

- JEUDI, 14 HEURES (Heure locale)

Arrivée à Chicago. Passage par les services de l’immigration pour le contrôle des passeports. Hélène passe sans problème, Chrystel également. Nous remarquons avec Denis un agent de police corpulent qui ne cesse de nous dévisager. C’est au tour de Denis de se présenter au contrôle : remise du passeport et des documents à remplir pour entrer sur le territoire américain, prise des empreintes digitales, photo. Puis l’agent de police qui nous dévisageait vient récupérer le passeport de Denis et lui fait signe de le rejoindre. Je me doute qu’il va en être de même pour moi. Effectivement, après les formalités d’usage, même sanction. L’agent de police nous conduit dans un poste pour un contrôle plus approfondi. Hélène, qui parle couramment anglais, veut intervenir pour savoir ce qui se passe : l’agent lui fait comprendre d’un geste de la main et sans sourire qu’elle doit s’écarter. Nous voilà donc dans une salle avec de nombreuses autres personnes à attendre on ne sait trop quoi. Environ toutes les dix minutes, des personnes sont appelées par des agents de police : les passeports leur sont rendus et elles peuvent partir. Plus d’une heure après, nous sommes toujours là sans savoir pourquoi. Ça devient inquiétant. Il est interdit de téléphoner et d’informer nos camarades de ce qui arrive. Enfin, je suis appelé par un agent. Je le suis dans un bureau. Il me questionne et je lui fais comprendre que je ne parle pas anglais. Il s’absente. Retour un bon quart d’heure après avec une hôtesse d’Air France qui va servir d’interprète. L’agent de police me soumet à un questionnaire sur le motif de ma venue à Chicago. Le ton est correct. Je peux retourner à la salle d’attente et c’est au tour de Denis de passer à l’interrogatoire.

- JEUDI, 16 HEURES

Denis me rejoint. L’hôtesse d’Air France vient nous voir et nous dit que cela va s’arranger rapidement. À 17 heures, nous sommes toujours là. Je suis appelé une deuxième fois. J’entre dans le bureau, un deuxième agent de police est présent pour faire l’interprète : il parle français, mais très mal. C’est lui qui pose des questions que je ne comprends pas du fait de son mauvais français, mais je sens dans le ton un durcissement. Devant mon incompréhension sur les questions posées, l’autre agent de police sort d’un dossier des photocopies d’articles de presse sur le conflit Molex à Villemur. Il prend une photocopie avec photo me montrant lors d’une prise de parole devant la porte de l’entreprise. Très sèchement, il m’est demandé si c’est moi. J’acquiesce et je peux rejoindre Denis dans la salle. Hélène a réussi à nous rejoindre et elle donne à l’agent les mandats attestant que nous allons bien à l’AG des actionnaires de Molex. L’agent les prend ainsi que son passeport. Hélène nous informe que Chrystel, dehors, rameute les camarades des syndicats américains. À cet instant, nous sommes quand même très inquiets même si la remise des mandats les a quelque peu perturbés. L’hôtesse d’Air France revient voir les forces de police. Elle nous dit que cela va s’arranger rapidement. Il est 18 heures et elle nous avait dit la même chose deux heures avant.

- JEUDI, 18 H 30

Enfin les passeports nous sont rendus et nous pouvons pénétrer sur le territoire des États-Unis. Nous retrouvons Chrystel, aux côtés du président du syndicat WU (Workers United) dans le Middle West, Noël Beasley. On apprend qu’il est intervenu pour qu’on nous laisse passer. Noël nous amène à l’hôtel où nous arrivons vers 20 h 30.

VENDREDI 30 OCTOBRE

- VENDREDI, 7 H 30

Noël nous récupère pour aller à l’AG des actionnaires de Molex à Lisle, siège social du groupe. Arrivée devant le siège vers 8 h 45. Nous sommes attendus pas une cinquantaine de manifestants venus nous soutenir et qui brandissent des pancartes demandant justice pour les salariés de Molex. Ils sont tous adhérents ou responsables de syndicats. L’ambiance est extrêmement chaleureuse. Denis et moi portons des autocollants CGT. Certains connaissent notre syndicat. United Electric (UE) et WU ont déjà travaillé avec la CGT par le passé. Les manifs n’ont pas le droit de rester statiques, c’est pourquoi nous faisons des allers et retours pendant trois quarts d’heure, sous la pluie, devant le siège de Molex ! Un syndicat de chauffeurs routiers est aussi présent avec un camion mais celui-ci n’a pas eu l’autorisation de stationner : alors il passe et repasse et klaxonne à chaque fois ! Une femme vient nous voir : elle nous a reconnus. Elle est archiviste et était venue à Villemur-sur-Tarn pendant plusieurs mois pour scanner les plans des machines. Depuis, elle a été licenciée par Molex… Un responsable syndical prend la parole : il dit qu’il faut rester unis contre les fonds de pension. Puis c’est notre tour. J’ai improvisé pendant cinq minutes, d’abord pour remercier les camarades américains de leur accueil, ensuite pour dire que face aux multinationales les salariés doivent s’organiser mondialement. Hélène traduisait.

- VENDREDI, 10 HEURES

Direction vers le lieu de l’AG des actionnaires. Des voitures de police arrivent, au grand étonnement des syndicats américains. Nous sommes stoppés devant l’entrée du siège par le service de sécurité de Molex et une femme demande à contrôler nos identités et nos mandats. Nous pouvons entrer dans la propriété et arrivons devant le bâtiment où se tient l’AG. Nous pénétrons dans le hall et nous sommes arrêtés cette fois par le service de sécurité de Molex et repoussés à l’extérieur. Nous présentons à nouveau les mandats, mais ils ne veulent rien savoir. Hélène insiste sur l’illégalité de leur comportement. Rien à faire. Le ton monte. Ils disent qu’ils vont nous faire arrêter si nous ne quittons pas les lieux dans les deux minutes. Ross Hyman, représentant du syndicat AFL-CIO qui détient des actions dans le groupe Molex, est à nos côtés et a toute légitimité en tant qu’actionnaire pour participer à l’AG : il est lui aussi refoulé ! Il y a un fort énervement du côté des vigiles, nous n’insistons pas et rejoignons les manifestants, encadrés par les services de sécurité de Molex et les forces de police arrivées en nombre (cinq ou six voitures). Denis et moi, nous n’étions pas très étonnés par leur rejet : on a vu comment la direction de Molex se comporte à Villemur ! Toute cette armada nous a collés jusqu’à la dislocation de la manif mais, avant, Hélène a pris la parole pour raconter ce qu’il s’est passé. Les manifestants ont hué Molex ! R e t r o u v a i l l e s a v e c quelques syndicalistes dans un café-snack. Les flics et un véhicule de la sécurité de Molex nous ont suivis jusqu’au bar. À l’intérieur, nous discutons de l’événement, qui surprend les syndicalistes. Nous attendons le responsable de l’AFL-CIO, Ross Hyman, qui tente encore d’accéder à l’AG. Arrivée de celui-ci. Il vient de se faire définitivement expulser de l’AG par Molex. Les camarades américains se rendent concrètement compte du comportement de la direction de Molex et sont extrêmement surpris de la présence aussi forte de la police et du rôle qu’elle a joué.

- VENDREDI, 13 HEURES

Nous partons vers les locaux du syndicat WU où nous prenons un repas avec des syndiqués. Après-midi de rencontre avec des entreprises en lutte et leurs délégués. Nous relatons notre lutte et eux la leur. Il y a là des salariés d’une entreprise de confection. Et des syndicalistes UE d’une entreprise qui produit à grande échelle des fenêtres. Ils suivaient notre lutte à Villemur depuis longtemps, se souvenaient que nous avions retenu deux dirigeants, voulaient savoir comment on avait fait ! Dans cette entreprise de fenêtres, ils ont occupé l’usine pendant dix jours et les salariés, surtout des femmes, se sont enchaînés aux machines pour qu’elles ne partent pas.

SAMEDI 31 OCTOBRE

Le matin, avec Chrystel, Hélène et Denis, nous sommes allés à pied nous promener le long des quais de Chicago, sur les bords du lac Michigan. Il faisait froid. J’avais envie de rentrer à la maison. Je n’aime pas les voyages. L’après-midi, nous nous retrouvons dans des locaux syndicaux avec l’UE et le WU pour parler de l’immigration, de la santé et de la syndicalisation. Les discussions avaient lieu en anglais, c’est surtout Hélène qui participait. Les États-Unis sont un pays fait d’immigrés et ils ont un problème avec l’immigration. Ça me dépasse. Les syndicalistes se bagarrent pour avoir un système de santé pour tous. Ils envient le nôtre, qu’on est en train de détruire. Là, il y a des convergences entre nous.

- SAMEDI,16 HEURES

Noël nous conduit jusqu’à un cimetière à l’extérieur de Chicago où a été dressée une stèle à la mémoire des grévistes de 1886, les martyrs de Haymarket, qui revendiquaient la journée de travail de huit heures. La police avait tiré sur les manifestants. Des leaders socialistes ou anarchistes ont ensuite été pendus. La grève avait débuté autour du 1er mai. Cette date est devenue ensuite la Fête des travailleurs dans le monde. Pour Noël, c’était important de nous amener en ce lieu.

DIMANCHE 1ER NOVEMBRE

Nous nous baladons dans les rues de Chicago. Il y a des taxis partout. Les immeubles sont si hauts qu’on ne voit pas le soleil.

- DIMANCHE, 20 HEURES

Arrivée à l’aéroport pour prendre l’avion du retour. Je fais le constat que, d’un bout à l’autre de la planète, les ouvriers subissent les mêmes pressions, ont les mêmes problèmes face à un patronat qui a les mêmes objectifs. Face à ce patronat qui est organisé mondialement, nous avons la conviction que, pour le contrer, il faut créer des liens très forts entre les syndicats ouvriers, surtout dans les multinationales. L’initiative de la CGT de nous amener à l’AG des actionnaires avec l’aide des syndicats des États-Unis participe à cette unité.


Foot : Le Président de Montpellier doit être condamné .

Publié le 05/11/2009 à 21:35 par rassemblerlagauche
Accueil > Dossiers et actualités > Société
Foot : Le Président de Montpellier doit être condamné pour ces propos intolérables ! Marie-George Buffet

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 novembre
Partager :

A l’issue d’un match de Football de la 11 journée de Ligue 1, le Président du Montpellier Hérault Louis Nicollin s’est livré à de violentes insultes, à caractère homophobe, sur les antennes de Canal+, contre un joueur de l’équipe adverse. Ces propos menaçants et intolérables à l’encontre de Benoît Pedretti ne sont pas compatibles avec les valeurs de tolérance, d’échange et d’humanité que doit en toutes circonstances véhiculer le sport. Il n’est pas tolérable qu’un dirigeant de premier plan donne un exemple contraire. Au-delà des plaintes que ces propos entraîneront éventuellement, nous demandons aux responsables de la ligue et de la Fédération de Football de condamner et de sanctionner ce dirigeant pour que de tels actes ne se banalisent pas, et que la lutte contre le racisme et l’homophobie déclarée au début des rencontres de Football ne soit pas oubliée quand elles se terminent.

Marie-George Buffet, Députée, ancienne Ministre des Sports Nicolas Bonnet, Responsable de la commission sportive au PCF

Paris, le 1er novembre 2009.

Prochain objectif : remise en cause du service public local .

Publié le 03/11/2009 à 09:39 par rassemblerlagauche



Accueil > Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 02 novembre 2009





Cidefil 02 novembre 2009


La preuve par Allonnes

lundi 2 novembre 2009



Lors des “Clés du Cidefe”, au sénat, Gilles LEPROUST, Maire d’Allonnes, a fait la démonstration concrête des dangers de la réforme territoriale pour sa collectivité… Le préfet et le percepteur viennent précisément de lui enjoindre de ne plus embaucher de personnel voire de le réduire, de ne plus investir ; d’augmenter les tarifications d’accès aux services publics locaux et enfin de limiter l’engagement financier de la commune en matière de culture.
Intervention de Gilles LEPROUST, Maire d’Allonnes

1er Vice Président Le Mans Métropole

A la table ronde organisée au Sénat le 29/10/09

Sur les finances locales – réformes territoriales

Comme en permanence depuis son arrivée au pouvoir, le Président de la République développe ses arguments sur un fond idéologique cohérent. Il entend supprimer tout obstacle à la marchandisation totale de la société.

Pour cela, il doit casser toute résistance et détruire le modèle français issu de la révolution française, du conseil national de la résistance et des avancées obtenues à certains moments de notre histoire contemporaine, par la conjonction du mouvement social et de l’action politique.

Dans ce cadre, la commune est dans l’œil du cyclone. En effet, celle-ci, et cela est particulièrement vrai dans les collectivités où les élus communistes et républicains sont présents et actifs à la fois, est :

- un lieu d’expression démocratique, d’intervention des citoyens,

- un lieu de résistance,

- un lieu de propositions alternatives

Je prendrais par exemple dans cette dernière période l’engagement d’un grand nombre de communes :

- contre la mise en œuvre du SMA

- par la prise d’arrêtés municipaux contre les expulsions, les coupures d’électricité et de gaz

- les initiatives favorisant la participation des habitants pour la votation citoyenne contre la privatisation de la poste.

Sans oublier, l’engagement des élus municipaux auprès des syndicats, des associations contre la casse de l’emploi, au côté de RESF contre les expulsions des sans-papiers et la liste est encore longue.

Il faut donc bien avoir en tête que nous ne sommes pas face à une nième réforme, mais bien face à un bouleversement historique de notre République.

En conséquence, le niveau de nos réponses, de nos analyses de nos propositions doit être à la hauteur de cet enjeu. Cette journée doit y contribuer. Cela impose, à mes yeux, d’avoir l’ambition de mener une grande campagne populaire, citoyenne… et dans ce cadre, les élus locaux ont un rôle particulier à jouer en liant expériences locales, positives ou négatives et les enjeux nationaux et internationaux.

En effet, nous ne pouvons ignorer la dimension européenne et mondiale dans ce contexte. La diminution de la dépense publique, la diminution d’impôts pour les entreprises et les plus riches n’est pas une exclusivité française, elle est le fil conducteur de tous les libéraux quels qu’ils soient à travers l’Europe. Il s’agit pour eux de lever, partout, tout obstacle à la fameuse « concurrence, libre et non faussée ».

Cela a amené par exemple N. Sarkozy à se réjouir du choix pris par l’Allemagne ces derniers jours, sur la réduction des impôts.

Pour en revenir à l’objet de cette table ronde, les réformes en cours conduiront si nous ne sommes pas capables de les stopper, à la mort de notre maillage territorial et ainsi à gommer les communes de la carte. L’originalité que représente nos 36 000 communes, lieux décisifs de démocratie, de mise en œuvre des services publics locaux répondant aux besoins des habitants et combattant les inégalités sociales et territoriales, leur est insupportable.

Privées de ressources pérennes et dynamiques avec la suppression de la TP, « absorbées » par des intercommunalités, voire des métropoles, les communes n’auront ni les moyens de répondre aux besoins des habitants, ni les moyens de déployer les services publics locaux indispensables et si utiles à chacun. Notamment les petites communes rurales isolées dans leur désert économique qui ne subsistent qu’au travers des dotations de l’Etat et qui sont à court terme condamnées à l’asphyxie financière. Ce phénomène sera accentué par le relèvement du plafond du chiffre d’affaire pour la nouvelle contribution économique territoriale qui va faire sortir tout le maillage des PME présentes sur le territoire de celle-ci.

Ainsi, après avoir vu dans nos territoires ruraux et urbains, la disparition de perceptions, la fermeture des classes, voire d’écoles, la suppression de l’ATESAT qui était assurée par la DDE pour le compte des communes, la fermeture de bureaux de poste, des hôpitaux de proximité, l’étape suivante apparaît clairement annoncée : la remise en cause des services publics locaux.

Et l’attaque est menée sur 2 fronts :

Le 1er au manque de moyens pour les créer et les développer

Le 2ème à la culpabilisation sur le nombre de fonctionnaires territoriaux.

Les élus dépenseraient trop ! Non, ils essaient simplement de répondre au mieux aux besoins de leurs habitants, des associations et également de suppléer l’Etat, qui avec la fameuse RGPP, a supprimé un nombre important de fonctionnaires d’Etat, transférant un nombre accru de compétences sans compensation financière vers les collectivités territoriales.

Sur ces transferts de compétences, il faut d’ailleurs certainement pousser la réflexion sur cet aspect. Faut-il en rester au seul aspect financier, ou faut-il remettre à l’ordre du jour la constitution des services publics nationaux décentralisés et démocratisés ? Je pose cette question à partir de la nécessité d’avoir une analyse précise, par exemple sur les conséquences des transferts sur les régions des TER et des TOS des lycées.

Sans sous-estimer des aspects positifs, ces transferts n’ont-ils pas aggravés les inégalités territoriales ?

Sur les 2 points précédents, j’ai été invité par le préfet et le percepteur, il y a un mois, pour faire le point sur la situation de la ville. Je le rappelle, ville de banlieue de 11 500 habitants, 60 % de la population exonéré partiellement ou totalement de la Taxe d’Habitation, peu de Taxe Professionnelle, ville inscrite dans tous les dispositifs de la politique de la ville.

Le percepteur a fait une remarque et 4 préconisations.

1) la remarque : le poids très important (trop ?) de la part salaire dans le budget de fonctionnement (58 %). Est donc visé le service public local.

2) Les 4 préconisations :

- ne plus embaucher, voir diminuer le nombre de salariés

- ne plus investir

- augmenter les tarifications d’accès aux services publics locaux

- limiter notre engagement financier en matière de culture.

Nous sommes bien au cœur des enjeux posés avec la fin de la taxe professionnelle et de la réforme territoriale.

Remettre en cause les choix faits par les collectivités pour répondre aux besoins de la population, en s’appuyant sur les services publics locaux.

Notre ville a beaucoup investi dans ces derniers (restauration municipale, culture (gratuité de la bibliothèque, soutien à une troupe de théâtre, atelier d’Arts Plastiques, école de musique,…), activités physiques et sportives, ….). Elle a fait le choix d’une gestion publique.

Cela a bien sur une répercussion sur le budget communal, d’autant plus lorsque les recettes sont en diminution comme ces dernières années, ou complètement fléchés par l’Etat.

En effet, nous sommes confrontés de plus en plus avec l’Etat à une diminution continue de la DGF à ajouter aux dotations hyper encadrées et fluctuantes. Je pense aux crédits de la politique de la ville, à la nouvelle DDU, qui souvent génère des dépenses supplémentaires pour les villes, en excluant des projets, la part des personnels dans le montage financier.

Je n’oublierai pas la multiplication des contrats locaux initiés par l’Etat, qui sont « correctement » dotés financièrement les premières années et se retrouvent assez rapidement à la charge de la seule commune ensuite (contrat éducatif local, contrat réussite éducative, …). Situation d’autant plus difficile que face à la casse des services publics nationaux, l’attente des habitants est forte et arrêter telle ou telle activité est mal vécue et le responsable en devient le Maire.

Quelques chiffres pour la ville d’Allonnes sur ce que représente la Taxe Professionnelle dans le budget en lien avec des choix municipaux : Les recettes générées par la Taxe Professionnelle représentent 2 943 266 € pour un budget de 14 millions.

C’est l’équivalent des dépenses en direction des écoles primaires, maternelles et de la restauration scolaire réunies : 3,1 M € C’est plus que les dépenses sport et jeunesse réunies : 1,6 M€ C’est plus que le budget centre technique et espaces verts : 1,8 M € C’est plus que l’ensemble des dépenses culturelles : 1,6 M € Les chiffres sont éloquents, les enjeux sont clairement affichés.

J’aborderai un autre sujet d’inquiétude chez de nombreux élus et responsables associatifs, la suppression pour les régions et leurs départements de la clause générale de compétences qui constitue un véritable déni de démocratie.

Maintenir en l’état le projet de loi serait lourd de conséquences pour les communes et leurs habitants. Pour illustrer mon propos, je citerai encore l’expérience pour la ville d’Allonnes.

Si ce projet s’était appliqué ces dernières années, nous n’aurions pas pu réhabiliter la piscine, construire un centre d’étude et de ressources archéologiques, des locaux associatifs interculturels, réhabiliter l’école de musique. Nous ne pourrions pas faire fonctionner ensuite ces équipements

En effet, les financements croisés des différentes collectivités, si décriés par certains, ont permis que la part de la ville d’Allonnes soit limitée à 20%. Je sais que dans vos communes, vos intercommunalités il en est également ainsi.

Dans ce cadre, la notion notée dans la page 11 du projet de loi, et je cite « le maître d’ouvrage doit assurer une part significative de financement de ses investissements » est très inquiétante et dangereuse pour nos communes. Ce qui est vrai pour les investissements, le sera également pour le fonctionnement pour les communes, … pour les associations. Cela amène le Président du Comité National Olympique et Sportif à tirer la sonnette d’alarme. Il explique que le milliard apporté au sport français par les régions et les départements fondrait de moitié. C’est toute l’aide aux ligues, aux comités départementaux, donc pour une part aux clubs locaux qui serait remise en cause.

Cela conduira les acteurs locaux du mouvement sportif à se tourner vers les élus des communes, encore avec plus d’insistance qu’ils le font actuellement.

Ce ne sera pas sans conséquence pour l’accessibilité des APS pour toutes et tous. En effet, comme pour les communes avec l’augmentation de la pression fiscale, les fédérations, les ligues, les comités départementaux se verront contraints d’augmenter fortement les cotisations !

Ce qui est vrai pour le sport, est également vrai pour la culture, l’éducation populaire,…

On peut constater que ces projets de loi visent bien à la remise en cause des communes. Alors qu’elles sont des outils efficaces pour construire des solidarités si indispensables aujourd’hui, au détriment de nouvelles constructions territoriales uniquement tournées vers la mise en concurrence entre elles. Dans ce cadre, les services publics locaux sont également en très grand danger !

Elus locaux, nous sommes souvent le dernier recours de nos populations qui se sentent abandonnées, subissant les inégalités sociales et territoriales et qui remettent en cause les droits les plus élémentaires que sont l’éducation, la santé, le logement, la culture, les pratiques sportives,….

Nous avons en conséquence, une responsabilité, un rôle important à jouer dans les jours et semaines à venir, comme nous avons su le faire avec la votation citoyenne contre la privatisation de la poste. Un mot sur cette expérience ; lorsque comme animateur de la commission services publics de l’ANECR, j’ai rencontré, début juillet les animateurs du comité national contre la privatisation de la poste, la votation citoyenne était programmée, mais rien n’était gagné d’avance. Nous avons fait le pari de mettre entre les mains des citoyens, l’ensemble des pièces du dossier, et de travailler au rassemblement le plus large possible. Le résultat a dépassé toutes les espérances. Le pari à relever avec les projets en cours, c’est de reproduire la même démarche avec la même ambition, de faire appel à l’intelligence des habitants et mener une grande bataille populaire ambitieuse.

Nous avons donc besoin d’initier du local au national des actions unissant élus, habitants, personnels, associations afin de combattre ces projets et de faire émerger des propositions alternatives.

Réforme des institutions/Décentralisation/institutions

Déclaration du Front de Gauche ( PCF,PG,GU )

Publié le 03/11/2009 à 08:33 par rassemblerlagauche



Accueil > Dossiers et actualités > Politique

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 29 octobre

Partager :

A l’occasion de la rencontre du 28 octobre 2009, entre le Parti de gauche, la gauche unitaire, le PCF, le NPA et d’autres formations de gauche, vous trouverez ci-dessous, une déclaration du Front de Gauche.

Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n’étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs.

Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.

Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d’aller ensemble aux régionales.

La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres politiques. Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord national :

- La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par le PS et Europe écologie.

- Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d’un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd’hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s’engageront à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en situation de le faire. Il doit s’agir d’une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions, changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.

- Nos listes s’engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.

Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.

Paris, le 28 octobre 2009.

site du PCF

Les Palestiniens privés d'eau par Israél et ses colonies .

Publié le 02/11/2009 à 21:44 par rassemblerlagauche


Les Palestiniens privés d'eau par Israël et ses colonies

DANS UN RAPPORT RENDU PUBLIC MARDI 27 OCTOBRE, AMNESTY INTERNATIONAL ACCUSE LE GOUVERNEMENT DE TEL-AVIV DE MAINTENIR, AU BENEFICE DES COLONS, UN CONTRÔLE TOTAL SUR CETTE RESSOURCE ESSENTIELLE POUR LA REGION.

palcarnet1.jpgLes rapports des organisations internationales des droits de l’homme consacrés à Israël se suivent et se ressemblent. Mises bout à bout, ces enquêtes ne dénoncent pas seulement les conditions de vie dans lesquelles Israël maintient les Palestiniens. Elles dessinent une politique qui ne néglige aucun aspect, aucune dimension de ce peuple palestinien soumis à l’occupation. Le rapport de l’ONU, dit « rapport GOLDSTONE », du nom, du juge sud-africain qui dirigeait la commission d’enquête, a montré qu’Israël pouvait être accusé de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité lors de son offensive sur Gaza en janvier dernier. Cette fois-ci c’est Amnesty International qui tire le signal d’alarme.
Israël limite sévèrement l’accès à l’eau dans les territoires palestiniens « en maintenant un contrôle total sur des ressources communes et en poursuivant des politiques discriminatoires ». « Israël ne laisse les Palestiniens accéder qu’à une fraction des ressources communes en eau, qui se situent surtout en Cisjordanie occupée, alors que les colonies israéliennes illégales reçoivent des quantités pratiquement illimitées », écrit Amnesty. Les Israéliens consomment quatre fois plus d’eau que les Palestiniens. Cette inégalité est encore plus criante dans certaines régions de Cisjordanie où des colonies utilisent vingt fois plus d’eau par tête d’habitant que les Palestiniens des localités voisines qui survivent avec 20 litres par jour. « Piscines, pelouses bien arrosées et vastes exploitations agricoles irriguées dans les colonies contrastent avec les villages palestiniens voisins, dont les habitants doivent se battre quotidiennement pour assurer leurs besoins en eau », poursuit le rapport.
Selon Amnesty, les Palestiniens ne sont pas autorisés à creuser de nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités israéliennes. En outre, de nombreuses routes de Cisjordanie sont fermées ou limitées à la circulation, ce qui contraint les camions citernes à faire des détours pour ravitailler les villages qui ne sont pas reliés au réseau de distribution d’eau. Dans la bande de Gaza, l’offensive israélienne de l’hiver a endommagé les réservoirs d’eau, les puits, les égouts et les stations de pompage. De180.000 à 200.000 Palestiniens n’ont pas accès à l’eau courante en Cisjordanie.

Blog PCF Evry

Tobin or not Tobin ? : Taxer ou réorienter .

Publié le 02/11/2009 à 21:22 par rassemblerlagauche


Accueil > Dossiers et actualités > Environnement

Tobin or not Tobin ?
Taxer ou réorienter

Mis en ligne : 2 novembre

Partager :

taxer ou réorienter Souvent, le mouvement progressiste, confronté à un problème, a le sentiment de pouvoir le régler grâce à une taxe.

La démarche a souvent son utilité. Il serait ainsi fort efficace pour la Sécurité sociale de mettre les revenus financiers à contri­bution dans la même proportion que les salaires.

Il est une taxe qui ne manque pas d’inté­rêt, qui revient sur le devant de la scène, mais portée par des acteurs inattendus, c’est la taxe Tobin. L’idée de James Tobin, prix Nobel d’économie en 1981, de taxer les opérations de change afin de dis­suader la spéculation, a connu un certain engouement. Aujourd’hui, on se presse au guichet. Le dernier G20 a demandé au FMI de préparer un rapport afin de l’infor­mer « des différents choix nationaux » envisagés quant « à la façon dont le sec­teur financier pourrait apporter une contri­bution juste et importante » au rétablisse­ment du secteur bancaire.

En Allemagne, la CDU et le SPD se sont disputé la palme du plus chaud partisan de la taxe Tobin. Au Royaume-Uni, le prési­dent de la Financial Services Authority, l’organisme superviseur des banques bri­tanniques, Adair Turner, s’est aussi pro­noncé en ce sens. Le Premier ministre, George Brown, a affirmé qu’une telle taxe « vaut le coup d’être examinée. ». Même le président de la Commission euro­péenne, l’ultralibéral José Manuel Barroso, a trouvé que « ce serait une excellente idée ». Il y a là de quoi perdre son latin. Sauf à considérer que tout ce beau monde nous la chante d’autant plus volontiers qu’il sait que l’on n’en est pas encore à écrire la partition.

Notre ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, lui, la joue d’ailleurs moderato, il explique que cette taxe ne devrait être que de 0,005 %, rapportant seulement à l’échelle de la planète quel­que 20 milliards d’euros. Tobin proposait, lui, qu’elle soit de 0,1 %, voire de 0,25 %.

Cette instrumentalisation de la taxe Tobin devrait nous inciter à réfléchir aux limites mêmes des taxes. N’a-t-on pas trop ten­dance à croire qu’en mettant un barrage en aval des opérations financières, on va pou­voir les limiter ? En fait, on s’en prend aux marges du système au lieu de l’atta­quer en son cœur. Il est plus efficace de réorienter en amont les flux de l’argent que de seulement les contrôler et les taxer.

Comment s’y prendre ? En instaurant un principe de sélectivité, en faisant le tri à la source, par exemple en orientant l’argent des banques vers des financements d’in­vestissements créateurs d’emplois, en imposant d’autres critères d’utilisation des ressources des entreprises, en supprimant les exonérations visant à baisser le coût du travail et en utilisant l’argent ainsi écono­misé de façon à ce qu’il aide à réduire les coûts en capital et les prélèvements financiers.

Évidemment, c’est plus compliqué parce que cela suppose de donner des pouvoirs nouveaux aux salariés. Sans eux, point de salut, leur concours est indispensable pour réorienter les flux de l’argent

site du PCF

Les banques paradent : "Vive la crise"

Publié le 26/10/2009 à 22:00 par rassemblerlagauche



Accueil > Dossiers et actualités > Sur le vif

Mis en ligne : 26 octobre

Elles ont replongé, dirait-on. Comme ces malades qui sortent d’une brève cure de désintoxication pendant laquelle ils ont juré leurs grands dieux que « jamais plus », et qui s’arrêtent aussitôt au bistrot du coin. Après les banques améri­caines, c’est, en France, la BNP qui s’apprête à verser 1 milliard d’euros de bonus à ses traders. Combien pour la Société générale, elle aussi bénéficiaire cette année ?

Combien de banques dans le monde, à Londres, à Singapour, à Francfort, à Zurich, gavées d’argent public il y a seulement quelques mois et qui vont de nouveau ouvrir les parachutes dorés, aligner les stock-options, payer avec des millions l’indifférence aux drames du monde des petits génies de l’informatique et des docteurs Frankenstein de la finance. Ils étaient deve­nus humbles. Ils avaient laissé leur Ferrari au garage. Ils craignaient pour leur avenir. On en a même vu qui faisaient leurs cartons avec aux yeux des larmes de dépit et parfois de repentir. Et combien de financiers de haut vol, d’affairis­tes notoires qui semblaient touchés par la grâce ? Combien de politiques, n’est-ce pas, stigmatisant la folie financière, la course à la spéculation, aux premiers rangs desquels Nicolas Sarkozy.

Les chiffres sont hallucinants. Aux États-Unis, des millions de familles ont perdu leur logement ou sont en passe de le perdre, plus de 1 000 milliards de dollars d’argent public sont venus soutenir les banques. Et ce sont celles-là même qui ont bénéficié des milliards de dollars de l’État, c’est-à-dire des contribuables, qui ont versé des milliards de dollars de primes à leurs cadres. Parce qu’elles les aiment et qu’ils sont méritants ? Non, mais parce que les reniements et le cynisme, ça se paye. En France, où des salariés jetés à la rue se battent pendant des semaines pour obtenir des primes de départ de quelques milliers d’euros, les bonus de la BNP représentent 59 000 euros par salarié. Ce n’est là évidemment qu’une moyenne derrière laquelle se retran­che le médiateur du crédit. On se souvient, il a été nommé pour que les ban­ques respectent un code de bonne conduite. « Si le milliard est réparti entre les salariés, je suis content pour chacun des salariés. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de savoir si on a de nouveau des errements de rémunération. » Il fait semblant de penser que 59 000 euros par salarié, c’est une petite somme. Mais c’est quatre années de SMIC ! Il sait bien que les « errements » dont il parle ne peuvent qu’exister. Mais il feint surtout d’oublier que, l’an passé, 5 milliards d’euros d’argent public ont été versés à la BNP ! De son côté ; la BNP assure, avec toute la candeur d’une sainte-nitouche des coffres-forts, qu’elle n’a fait que respecter scrupuleusement les règles établies par le G20.

S’il fallait une confirmation de ce que ce fameux sommet où Nicolas Sarkozy était devenu un Zorro de la moralisation du capitalisme n’avait décidé que de broutilles, c’est chose faite. C’est cela, la lutte mondiale contre les phénomé­nales fuites en avant financières qui ont déclenché la crise que payent et que n’ont pas fini de payer les peuples ? Une telle tartufferie, nationale et plané­taire, donne la nausée. Mais l’écœurement et l’indignation ne suffisent pas. Souvenons-nous de François Fillon, déclarant qu’il fallait aider les banques mais laisser ensuite les banquiers « faire leur métier ». Eh bien, ils le font. Ce n’est pas de l’addiction bien sûr, on l’a bien compris. C’est la logique du capi­talisme. Le gouvernement ne voulait pas aider les victimes de la crise, mais sauver ses responsables, pour repartir. Pour repartir même mieux qu’avant, en ayant au passage assoupli l’économie et l’échine des salariés, ouvert plus de champ encore aux capitaux dominants. Et déjà on sable le champagne dans certains conseils d’administration : « Vive la crise ! »

site du PCF

Jusqu'où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ?

Publié le 26/10/2009 à 21:35 par rassemblerlagauche
Accueil > Dossiers et actualités > Société
Pierre Laurent

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 octobre

Pour masquer l’échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes, pour cette fois redéfinir « ce que c’est qu’être français ? ». Un colloque de synthèse aurait lieu en février sur le sujet !

On croît rêver, mais c’est plutôt un cauchemar.

Peut-être le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les « bons » des « mauvais » Français. C’est inacceptable, c’est le retour du pétainisme le plus nauséabond.

En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l’une des traditions fondatrices de notre République, le droit d’asile.

Ira-t-il jusqu’à inventer le livret du bon français, délivré en Préfecture par le ministère de l’Identité nationale ? A quand les meetings de l’UMP où l’on entonnera « Maréchal nous voilà ! » ?

Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont indignes de la France et de ses valeurs républicaines d’Egalité, de Liberté et de Fraternité.

La limite du supportable est dépassée. Tous les démocrates doivent s’unir d’urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 26 octobre 2009.

Nanette,lycéenne,expulsée cartable au dos .

Publié le 26/10/2009 à 05:04 par rassemblerlagauche

Arrêtée mercredi matin, Nanette, lycéenne parisienne de dix-neuf ans, a été expulsée le jour même vers le Congo-Brazzaville.

Mercredi matin, Nanette Alanhi Bangofa se rendait tranquillement en cours. Cette jeune fille de dix-neuf ans est en première année de BTS compta-gestion au lycée Jules Siegfried dans le 10e arrondissement de Paris. D’origine congolaise, Nanette est arrivée en France en 2007. Sa mère bénéficie d’une carte de séjour résident de dix ans, son père est décédé.

Pour sa majorité, la préfecture de police de Paris lui offre… une obligation de quitter le territoire. Sans argent pour payer un avocat, elle ne fait pas appel. Mercredi matin, donc, Nanette est arrêtée par les forces de l’ordre à la gare du Nord.

Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est directement emmenée à l’aéroport d’Orly où elle est mise à bord d’un avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses demandes réitérées, les policiers ne la laissent pas prévenir sa mère. Ce n’est qu’une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu’elle a pu lui téléphoner. Aujourd’hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle n’avait sur elle que deux euros et son sac de cours. Contactée par téléphone, elle ne cesse de répéter : « faites quelques chose, je ne peux pas rester ici ». Elle est logée, pour quelques jours, chez une cousine.

Vendredi après-midi, 200 élèves du lycée Siegfried se sont rendus à la préfecture de police de Paris pour demander son retour. Contactée, la préfecture n’a pas répondu à nos questions, mais a signalé au Réseau éducation sans frontière qu’elle n’avait aucune trace de cette expulsion. La mère de Nanette a dû montrer son billet électronique pour prouver que sa fille était bien à Brazzaville…

RESF s’inquiète du durcissement préfectoral vis-à-vis des jeunes sans-papiers. « Une pluie d’obligation de quitter le territoire s’est abattu sur les jeunes majeurs ces dernières semaines », dénonce Brigitte Wieser qui précise qu’il s’agit de la première expulsion d’un lycéen depuis août 2006.

Marie Barbier
site de l'Huma

Hôpital : la désertification avance .

Publié le 25/10/2009 à 21:43 par rassemblerlagauche

Hôpital : la désertification avance
Menace de fermeture pour 182 blocs chirurgicaux : un projet d’arrêté fixe à 1500 actes annuels, le seuil minimal à l’existence d’un bloc opératoire. Il mettrait en péril nombre d’établissements hospitaliers. Le ministère confirme qu’il devrait être signé avant la fin de l’année.
• Notre dossier Santé
site de l'Huma